Amadou Diakité, ancien président de la Fémafoot et membre de la FIFA “La présence d’un compatriote à la FIFA ou à la CAF est un atout majeur”

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“Ces postes ne sont pas des attributions, mais ils s’acquièrent à la suite d’élection”

En tant qu’ancien président de la Fédération Malienne de Football et membre du Conseil de la Fifa, Amadou Diakité donne son point de vue concernant des postes au sein des instances du football.

La présence d’un compatriote au niveau des instances comme le Conseil de la FIFA ou le Comité Exécutif de la CAF est un atout majeur pour le pays en question. Parce que d’abord cela permet que le compatriote participe aux réunions les plus importantes, et donc qu’il comprenne les décisions qui sont prises pour mieux les expliquer à ses compatriotes. Ensuite, cette présence  permet aussi de bénéficier des projets que ces instances font en priorité. Et ces projets sont destinés à toutes les associations du monde, mais la présence de quelqu’un peut faire qu’on soit prioritaire.  Il en est de même  que le Centre Technique national qui sera bientôt fonctionnel au Mali. C’est l’un des meilleurs centres  qui existe dans la sous région et même en Afrique.  Ce centre va booster notre football, du point de vue technique, parce que c’est le lieu où seront formés tous les encadreurs, arbitres, entraineurs et  agents administratifs.

Ensuite, c’est le lieu où, comme l’a prévu la fédération où il y aura le siège de la fédération, même un stade de football. Ce sont des acquis qui sont indispensables pour redynamiser le football national.

Mais encore faut-il que, quand ce centre sera prêt, qu’on le donne à des administrateurs compétents pour qu’ils puissent mener à bien les activités qui sont prévues, et pour qu’ils puissent mener à bien le fonctionnement du centre.  Des atouts qu’on peut avoir quand nous avons un compatriote à ce niveau.

En plus, il y aura toujours un respect des officiels par rapport au pays en question.  Il faut savoir que ces postes ne sont pas des attributions, ce sont des postes qui s’acquièrent à la suite d’élection.  Et quand un pays perd le poste à la Fifa, il est difficile de le reconquérir parce que d’autres pays aussi sont à l’affût, et chacun connait l’importance et les autres se battent aussi pour l’avoir. C’est le cas aujourd’hui de notre compatriote Mamoutou Touré dit Bavieux, qui est membre du Conseil de la Fifa. Donc, si vous le perdez, vous mettrez du temps avant de le reconquérir».            

Réalisé par El Hadj A.B. HAIDARA

 Ousmane Guindo, directeur technique national par interim :

“Nous avons formé 358 entraîneurs en cette 1ère année du 2e mandat de Bavieux”

De septembre 2023 à nos jours, nous avons organisé au niveau de la direction technique plusieurs sessions de formation à l’intention des entraîneurs, notamment la session de renforcement de capacités de 109 entraîneurs. Au mois d’octobre 2023, nous avons formés 60 entraîneurs en Licence C Fédéral. En décembre 2023, 30 entraîneurs ont bénéficié de formation de Licence C de la Caf. Au mois de février 2024, 60 entraîneurs ont été formés en Licence D Fédéral et un autre en mai 2024 avec 51 entraîneurs. En juin 2024, une trentaine d’entraineurs de football féminin U17 ont été formés par la Fédération malienne de football. Au mois d’août courant, nous avons effectué une session de rafraîchissement pour 17 entraîneurs afin qu’ils puissent obtenir leur Licence A Caf. Au total, nous avons formés 358 entraineurs durant cette première année du dixième mandat de Bavieux”.

 Issa Kolon Coulibaly, président de l’association des entraineurs de foot :

“Plus de 300 entraîneurs ont été formés par la Fémafot en une année”

En tant que président de l’Association des entraîneurs de football du Mali, je dirais que cette première année du 2e mandat du comité exécutif de la Fémafoot a été très bénéfique pour nous. Spécifiquement, dans le domaine de la formation des entraîneurs, je pense que le comité exécutif dirigé par Mamoutou Touré dit Bavieux a joué un grand rôle. Nous venons de terminer le cours de rafraîchissement pour l’obtention de la Licence Caf-A, un diplôme que certains d’entraîneurs ont passé depuis 2017, mais qui n’avaient pas reçu leur parchemin. Avec beaucoup de résilience, ce problème est en train d’être réglé.

Dans les semaines à venir, je crois que 18 entraîneurs maliens auront le diplôme Licence Caf-A. L’autre satisfaction dans le domaine de la formation est qu’au cours de l’année, nous avons formé au niveau de la direction technique plusieurs instructeurs locaux. En plus de cela, plus de 300 entraîneurs ont obtenu leur Licence C et D, ainsi que les mis à niveau. Après le cours de rafraîchissement de Licence Caf-A, il y a déjà deux promotions qui doivent être proposées à la Licence A. Malgré les efforts du comité exécutif de la Fémafoot, nous demandons encore plus afin que la chaîne continue dans le domaine de la formation des entraîneurs. Nous profitons de l’occasion pour remercier le comité exécutif de la Fémafoot et son président Mamoutou Touré dit Bavieux pour s’être s’attelé à la formation des formateurs et nous leur demandons de donner plus de responsabilités aux entraîneurs à certains niveaux du football. Aujourd’hui, l’objectif des entraîneurs nationaux est d’être dans les arcanes de toutes nos sélections nationales parce que nous sommes capables de relever ces défis.

L’appel que nous avons à l’endroit des responsables de la Fémafoot, c’est de pouvoir étoffer un peu l’encadrement technique de l’équipe nationale A par des entraîneurs nationaux afin qu’ils puissent avoir de l’expérience. Nous le voyons dans d’autres pays, il faut seulement les former et les mettre dans les meilleures conditions afin qu’ils puissent relever les défis”.                             

Réalisé par Mahamadou Traoré

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