Du 20 au 21 février s’est tenue à Bamako la 4e édition du Salon international sur la responsabilité sociétale des entreprises. Ledit Salon, axé sur la croissance économique pour les entreprises, a été présidé par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo.
Organisée par l’Institut dédié à la thématique au Mali (IRSE), cette 4e édition du Salon international sur la RSE, dont l’objectif principal est d’impulser une nouvelle dynamique dans la prise en compte de la RSE par le secteur privé, a mobilisé, comme lors des éditions précédentes, de nombreux participants à travers plusieurs panels et conférences de haut niveau. L’ouverture officielle des travaux a été suivie d’une visite guidée des différents stands d’entreprises présentes pour l’occasion.
Souleymane Ben Déka Diabaté, promoteur du Salon international sur la RSE, a mis en lumière la responsabilité des entreprises sur la croissance économique de leurs marques dans son allocution d’ouverture.
“Dans un contexte mondial en constante évolution, il est impératif que nos entreprises adoptent des pratiques responsables et durables pour assurer leur pérennité et contribuer positivement à la société. Au Mali, la RSE est encore à ses débuts, mais elle représente une opportunité majeure pour les entreprises de se démarquer et de renforcer leur image de marque”, précisera-t-il.
“En effet, 45 % des entreprises maliennes ont déjà mis en place des initiatives RSE avec un focus sur l’amélioration des conditions de travail. Cela a permis aux entreprises d’observer une augmentation de 20 % de leur productivité et une amélioration significative de leur image de marque”, a poursuivi Ben Déka Diabaté, tout en appelant le législateur à légiférer pour harmoniser la RSE au Mali.
Quant au ministre de l’Industrie et du Commerce, il s’est appesanti sur la question de la bonne gouvernance qui, selon lui, constitue le cœur même de l’entreprise. Il a par ailleurs énuméré les défis que les entreprises doivent relever pour adhérer à la RSE.
“La responsabilité sociale des entreprises et les normes ISO nous amènent à nous interroger sur l’ensemble des questions liées à l’éthique, à la déontologie et à la morale de l’entreprise. D’ailleurs, c’est cela qui fonde la gouvernance d’une entreprise et force le respect des procédures que l’entreprise elle-même a définies afin de s’inscrire véritablement dans un développement économique durable. Cela permet également de préserver à la fois la pérennité de l’entreprise et d’inscrire sa performance dans la durée”, a souligné le ministre Diallo devant un parterre d’entrepreneurs.
“En plus des enjeux, il y a également les défis à relever. Le premier défi pour la mise en œuvre de la RSE et des normes ISO, c’est véritablement l’adhésion du personnel, et surtout la capacité de l’équipe de direction à accepter d’adopter ces normes-là comme instrument de pilotage de l’entreprise. Il est aussi essentiel d’inscrire les actions dans la mise en œuvre de la RSE et de l’adhésion aux normes ISO. La qualité des ressources humaines est également cruciale, car on ne peut véritablement pas conduire une politique RSE et se conformer aux normes ISO sans les compétences, l’expérience et le professionnalisme nécessaires au sein de l’entreprise”, a-t-il ajouté.
Ousmane Mahamane