Les femmes constituent 52% de la population de bon nombre de pays en Afrique. En investissant à leur autonomisation, les pays pourront mieux tirer profit de ce dividende démographique profitable à leur développement socio-économique. Cette assertion est soutenue par le webinaire animé le 17 juillet 2024 par la Conseillère Régionale –Violences à l’égard des Femmes et des Filles au Bureau Régional Afrique de l’Ouest et du Centre à ONU-Femme, Mme Arlette Mvondo sur le thème « L’autonomisation de la femme défis et perspectives en Afrique de l’Ouest ». Organisée par le REMAPSEN (réseau des médias pour la promotion de la santé et de l’environnement), la visio-conférence a réuni les membres dudit réseau de par le monde.
C’est une tradition bien instaurée chez le REMAPSEN d’organiser des webinaires qui donnent la voix aux experts sur différentes thématiques. Le présent a été animé par la Conseillère régionale au Bureau de Onu-Femme en Afrique de l’Ouest et du Centre, Mme Arlette Mvondo en vue de renforcer les capacités des professionnels des médias et de la communication sur la thématique de la violence faite aux femmes et aux filles notamment sur les enjeux, défis et les perspectives dans l’espace sous régional.
Introduisant la session, Mme Mvondo, a eu à présenter l’Onu-Femme et son mandat. Créée en 2010 par les Nations Unies, ONU-Femme a pour mandat de promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, dira-t-elle. Tout en précisant que l’organisation est mandatée pour accélérer les progrès, et promouvoir toutes les participations actives des femmes à tous les secteurs de la société. Pour se faire, les actions prioritaires de l’organisation tournent principalement sur ces axes dont elle s’est faite des priorités : le Leadership, et participation des femmes à la vie politique publique ; l’autonomisation économique ; l’élimination des violences faites aux femmes ainsi que l’ implication des femmes dans les processus de paix .
Pour Mme Arlette Mvondo, la question de l’autonomisation de la femme reste une question d’actualité Selon elle, malgré les avancées enregistrées en terme normatif depuis la Conférence de Beijing 1995 illustrées par l’adoption de lois en faveur des droits de la femme, la création de départements ministériels dédiés à la femme, il n’ en demeure pas moins que les défis demeurent en la matière. D’une part, ces ministères manquent souvent de fonds nécessaires pour de véritables réalisations en faveur des femmes. Et d’autre part, l’autonomisation de la femme implique beaucoup de paramètres, explique-t-elle. A ses dires, la question ne se limite pas seulement à l’aspect financier, elle prend en compte également la notion d’indépendance, de liberté et de décision afin de contribuer au développement durable du pays, et au PIB. Afin de contribuer à l’autonomisation des femmes, il est nécessaire de garantir aux femmes leurs droits fondamentaux qui implique l’accès à l’éducation, à la santé ainsi que leur participation aux affaires publiques, a fait savoir la conférencière. Qui invite à investir dans les femmes dans le but de tirer profit des dividendes que cela rapporte dans le développement durable et dans l’économie nationale.
Pour relever le défi, la Conseillère Régionale –Violences à l’égard des Femmes et des Filles au Bureau Régional Afrique de l’Ouest et du Centre à ONU-Femme, Mme Arlette Mvondo, a invité les médias à jouer leur partition pour contribuer au changement social à l’égard des femmes quand nos sociétés pour une pleine promotion des droits des femmes et leur autonomisation. Ce pour l’atteinte de l’agenda 2030.
Khadydiatou SANOGO/maliweb.net
• En Afrique, l’autonomisation de la femme est le principal facteur de divorce.
• C’est justement pour cette fin que les Occidentaux y investissent massivement.
• Faites vos enquêtes : sur 100 femmes émancipées « en bon état », la plupart sont des divorcées.