Les membres du Conseil national des personnes âgées du Mali souhaitent leur prise en compte dans les mécanismes endogènes de prévention, de gestion et de règlement des conflits
Le président de la Commission de rédaction du projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, et ses collègues ont rencontré, hier dans l’après-midi au Centre international de conférences de Bamako (CICB), des membres du bureau du Conseil national des personnes âgées. Marquant la dernière étape d’échanges et de consultations des forces vives de la Nation dans l’élaboration du projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, ce rendez-vous s’est tenu dans une parfaite courtoisie.
Le président du Conseil national des personnes âgées du Mali, Dahirou Diallo, a remis à l’ancien Premier ministre une note technique rédigée par son bureau en guise de contribution. Ce document prend en compte, dans sa teneur, des inquiétudes en lien avec les personnes de 3è âge. Il a rappelé que notre pays a toujours su faire prévaloir la solidarité, le partage et le respect dû aux personnes âgées. «Cette belle tradition qui s’est perpétuée de génération en génération est en train de s’effriter. Ce relâchement est surtout accentué dans les zones urbaines où les personnes âgées sont de plus en plus marginalisées dans leur environnement», a-t-il déploré.
À ce propos, le Conseil national des personnes âgées a sollicité la relecture de l’article 13 de l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Selon le bureau du Conseil des personnes de 3è âge, les principaux acteurs de mise en œuvre des mécanismes endogènes sont : l’État, le Conseil national des personnes âgées du Mali, les autorités et légitimités traditionnelles dont les leaders religieux et les communicateurs traditionnels, les catégories socioprofessionnelles, les autres organisations de la société civiles. Car, pour Dahirou Diallo, le Conseil national de la société civile de notre pays «marginalise les personnes âgées lors des prises de décisions».
Ousmane Issoufi Maïga s’est réjoui de l’intérêt que portent les personnes du 3è âge à la recherche de la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble au Mali. Un vieillards étant une bibliothèque vivante dans notre pays, la Commission de rédaction du projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale a proposé au Conseil national des personnes âgées de faire parvenir, dans 72 heures, des contributions et suggestions dans le sens de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble, au-delà des inquiétudes en lien à leur seule couche.
Oumar DIAKITE
Prendre l’avis d’une personne âgée est toujours un atout précieux. Contrairement à tous les généraux d’armée, qui ont tendance à proliférer chez nous par les temps qui courent, elles ont une expérience souvent irremplaçable. Les écouter peut préserver des prises de décision aventureuses.
Souviens toi Ogoba que nos generaux sont des fils de ces personnes agees et ont ete eduques par elles et chacun d’ entre eux est le vrai produit des ecoles militaires et de guerres et ce sont des combattants aguerris sur les terrains de guerre contre les terroristes pendant plus de dix annees.