Pénuries de cartes nationales d’identité : Bittar accuse !

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La pénurie des cartes nationales d’identité, selon Jeanmille Bittar s’explique par le fait que le gouvernement n’arrive pas à payer l’argent d’Alou Tomota, concepteur desdites cartes.

En ces temps-ci, rentrer en possession de la carte nationale d’identité nationale, relève d’un parcours de combattants. Il faut avoir les reins solides pour s’en procurer. Dans des commissariats de Bamako, selon certaines confidences, la confection ne se fait plus à cause de la pénurie. La semaine dernière, un commissariat de Bamako a eu la chance d’être doté avec une dizaine de cartes vierges. Dans un besoin crucial, plus de 300 personnes se sont bousculées à l’entrée dudit commissariat. Les plus « chanceux » ont été servis. Et ce n’était pas l’argent proposé pour se faire une carte qui posait problème. C’était le « plus offrant et dernier enchérisseur ».

Au moment où les gens tiraient à boulet rouge sur le ministère de la Sécurité à cause de l’inaccessibilité de la carte et son prix exorbitant, Jeanmille Bittar qui se dit soutient des autorités de la transition, a fait une sortie pour « situer les responsabilités » ou du moins pour informer les Maliens sur les vraies causes de la pénurie de cartes.

Dans une vidéo qui circule sur les réseaux, l’ancien patron de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), a pointé un doigt accusateur sur les autorités de la transition. Selon lui, l’Etat doit de l’argent à la société d’Alou Tomota détentrice du marché des cartes d’identité. Cette sortie de M. Bittar ne permet-t-elle pas de confirmer ce qui se dit, c’est-à-dire que c’est bien le gouvernement qui est le problème dans cette affaire et non les commissariats ? Autrement dit que parce que l’Etat est le mauvais payeur que les paisibles citoyens n’arrivent pas à accéder à la carte ?

Pour certains, un demandeur propose que le ministre de la Sécurité ordonne la validité  des cartes périmées avec un simple cachet d’un des commissariats, le temps que les cartes biométriques ne soient vulgarisées ou le temps qu’ils payent l’argent de Tomota.

Djibril Diallo

 

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1 commentaire

  1. “Que le ministre de la Sécurité ordonne la validité des cartes périmées avec un simple cachet d’un des commissariats, le temps que les cartes biométriques ne soient vulgarisées ou le temps qu’ils payent l’argent de Tomota”.
    Ça c’est la meilleure idée qui se peut.

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