Kolondiéba sous le choc : Des brigands braquent les travailleurs et emportent le coffre-fort

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La ville de Kolondiéba a passé une fin de journée très chaude hier. Après s’y être introduits comme des clients, six bandits armés ont pris en otage l’ensemble des travailleurs de Kafo Jiginew avant de procéder paisiblement à une opération d’enlèvement du coffre fort.  

Hier jeudi 26 septembre 2013, des bandits armés ont fait irruption dans les locaux de la caisse d’épargne et de crédits Kafo Jiginew, dont ils ont tenu l’ensemble des travailleurs en respect et emporter une forte somme d’argent. L’opération se serait passée avec une certaine facilité et célérité que les gens se demandent sur l’origine des bandits. En fait, c’est aux environs de 15 heurs- moment de l’arrêt des comptes-, que les bandits armés ont choisi pour frapper leur coup. A ce moment, non seulement, l’affluence est moins grande dans la caisse mais aussi les recettes journalières sont prêtes à être rassemblées à un même endroit.

Une fois sur leurs lieux de forfait, les voleurs à mains armées ont pointé des armes à feu (pistolet automatiques) sur des agents qu’ils ont réussi à amasser dans un même bureau qu’ils ont fermé à clé. Deux éléments sont restés aux aguets devant « la salle de détention » alors que les quatre autres procédaient à l’enlèvement du coffre-fort et à la collecte des montants existant dans les autres guichets.

Selon des témoins, l’opération n’a pas duré longtemps, car, semble-t-il, les assaillants disposeraient déjà d’assez informations sur l’emplacement du coffre-fort. On apprend que les braqueurs opéraient selon les informations à eux fournies téléphoniquement pendant l’opération.

Saisie du forfait, aussitôt la brigade de gendarmerie de la localité s’est transportée sur les lieux où ses éléments auraient eu du mal à identifier les bandits déjà partis aux travailleurs pris en otage dans un bureau. Selon nos sources, un amalgame dramatique se serait produit si certains curieux n’avaient pas vite appelé les gendarmes à la vigilance.

Alors que les éléments du Chef de Brigade le lieutenant Mahamane Sallamane Maïga espéraient avoir encerclé les brigands dans un bureau, des témoins ont signalé la fuite des bandits à l’aide des motos. Ils seraient vite rattrapés, espère-t-on, si la gendarmerie disposait de moyens de déplacement adaptés.

Si les résultats des enquêtes de la gendarmerie sont attendus pour tirer l’affaire au clair et mettre la main sur les bandits, hier à Kolondiéba les spéculations allaient bon train. Beaucoup pensent que les bandits auraient profité d’un faible dispositif sécuritaire dans la caisse pour mener à bien leur forfait qui semble une première du genre dans la ville.

Encore une fois ces dénonciations mettent à nue le faible dispositif de sécurité dans nos caisses d’épargne où généralement ce sont soit les travailleurs et l’épargne des sociétaires qui sont en insécurité.

Sinon comment est-ce qu’une caisse qui se dit leader du domaine ne puisse pas sécuriser ses travailleurs et l’argent des épargnants ? Cela se voit au Mali et à Kafo Jiginew. Selon nos informations, les bandits armés seraient venus de la Côte d’ivoire voisine où ils se seraient retranchés après leur forfait.
B. D. et Markatié Daou   

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5 COMMENTAIRES

  1. D’où nous vient ces attaques répétées de caisses Kafo? Dans la mème région de Sikasso aux frontières de la Cote D’ivoire à Kadiolo il y a eu bragage aux memes heures (vers 15 heures) la semaine dernière.
    Dans ces deux cas les forces de l’ordre étaient toujours aux abonnés absents.Grosses questions :pourquoi le font-elles en ce moment d’insécurité généralisée dans la sous-région?Ont-elles des raisons qui justifient leurs attitudes?
    lES RESPONSABLES DE L’INSTITUTION DOIVENT SAISIR QUI DE DROIT.

  2. Il faut avoir le courage de dire que la caisse paye des frais pour le gardiennage des locaux par des gendarmes. Où étaient – ils pendant le forfait?

  3. Il y a lieu d’orienter les recherches vers les anciens travailleurs de ladite caisse compte tenu de la minutie du mode opérandi. J’espère qu’à 15 tous les réseaux téléphoniques de Kolondiéba n’étaient pas en panne? ou la caisse victime du Hold-up n’est érigée sur la ligne de frontière ivoirienne pour justifier le délai d’intervention des forces de gendarmerie? les bandits étaient-ils cagoulés sinon qu’ils doivent être connus des travailleurs embastillés. 😳 😳 😳 vRAIMENT ON A BEAUCOUP 0 FAIRE DANS CE PAYS

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