Journée internationale de la famille, 10e édition : Le rôle de la famille dans la consolidation de la paix et de la reconstruction au coeur des débats

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La ministre Oumou Bah au centre
La ministre Oumou Bah au centre

Après la journée internationale de la femme en mars, nous voiloeure mai à la journée internationale de la famille, instituée par les Nations Unies le 15 mai. Pour sa 10e édition, le ministère  de la promotion de la femme, de la famille et de l’enfant, a tenu hier dans ces locaux, une conférence de presse pour mieux cerner les problèmes que connaissent les familles ainsi que les processus sociaux et économiques.

Le choix de la thématique “ rôle de la famille dans la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale “, vient de la crise politico- sécuritaire qui a secoué notre pays. Il est impossible aujourd’hui de parler de retour de la quiétude sans la paix et la réconciliation.

Pour ce faire, l’ensemble de la famille doit jouer sa partition. En effet, la journée internationale  de la famille a été célébrée pour la première fois en 1994. Pour sa part, le Mali l’a célébrée en 2004.

 

Selon la ministre de tutelle, Sangaré Oumou Bah, en attendant l’élaboration de la politique nationale de promotion de la famille, cette journée sera l’opportunité pour le département  de faire une esquisse d’identification de pistes d’orientation stratégique pour une réflexion appropriée sur le bien-être de la famille. Elle a déclaré que ” nul n’ignore  que la famille malienne aujourd’hui fait l’objet de plusieurs interpellations dues à l’évolution économique et aux nécessités de mobilité. Il s’agit entre autres de la fragilité de l’institution qu’est le mariage, la banalisation du divorce et la démission des parents dans l’éducation de leurs enfants “.

 

Quant aux problèmes qui sont à l’origine des grands déséquilibres  de la famille dans notre pays, on peut retenir la mondialisation, le phénomène des femmes seules chargées de ménage, l’effritement de la solidarité, l’évolution des politiques sociales, la perte de l’autorité parentale, la pauvreté généralisée, l’exode rural, le dépérissement des valeurs fondatrices, la traditionnelle division sexuelle qui renvoie la femme aux travaux ménagers et l’homme à la production et la gestion du patrimoine familial et la situation de crise politico- sécuritaire que le pays a traversée en janvier 2012.

 

A la suite d’une telle situation ajoute Mme la ministre, ” les familles ont besoin de contribuer à nourrir leurs membres. Aussi de façon constante, le dialogue inter et intra- communautaire et la collaboration avec l’Etat s’imposent comme de véritables remèdes aux nombreux quiproquos qui assaillent les communautés “. S’agissant de la gestion des familles déplacées, le directeur national de l’enfant et de la famille, Bakari Traoré, a mentionné que la plupart ont regagné leur localité avec le concours de l’Etat et de la communauté internationale. Le cas des réfugiés est en cours de traitement pour leur retour. ” Cette phase est très importante, car il s’agit d’œuvrer à baisser  les passions pour permettre une réinsertion réussie des familles déplacées et réfugiées “.

 

Fatoumata Mah Thiam KONE

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