RPM : Mamadou Diarrassouba annonce le 5ème congrès pour décembre prochain

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Le 5ème congrès ordinaire du Rassemblement pour le Mali (RPM) se tiendra courant décembre 2019. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Mamadou Diarrassouba, secrétaire à l’organisation du parti, lors de la conférence  régionale de la fédération des sections RPM de Ségou.  C’était ce samedi 14 septembre, à San.

San. Il est 10 heures moins. Une délégation du bureau politique national du RPM fait son entrée dans la grande salle de réunion du Centre d’animation pédagogique (CAP). A sa tête, Abdramane Sylla, secrétaire politique du parti. Dans la salle qui a refusé du monde, le mercure est monté d’un cran, mais l’engouement des délégués des sept sections de la région, plus une délégation de la section de Koutiala, reste intact. Deux thèmes sont à l’ordre du jour de cette deuxième conférence régionale de la fédération des sections RPM de Ségou: la vie du parti et le dialogue politique inclusif.

Les participants entonnent l’hymne du parti, puis le secrétaire général de la section de San souhaite la bienvenue à ses hôtes du jour. Dans son allocution, Adama Desse Coulibaly s’est félicité de la confiance que la Fédération régionale a placée en la section de San en lui confiant l’organisation de la présente conférence. Il a ensuite souligné la stabilité qui règne au sein de sa section. M. Coulibaly a conclu ses propos en remerciant le chef de l’Etat pour avoir, dit-il, tenu toutes les promesses qu’il a faites à San.

En l’absence de Zoumana Mory Coulibaly, président de la Fédération RPM de Ségou, Boubacar Touré alias Bouh, vice-président, a indiqué que la conférence régionale est l’occasion pour le parti de s’autoévaluer sans complaisance. Ce, pour faire face aux défis futurs: la participation du parti au dialogue politique inclusif; le renouvellement des organes; les législatives et la réussite du mandat du président IBK. Après avoir fait la cartographie du parti dans les sept cercles (Ségou, San, Macina, Barouéli, Bla, Niono, Tominian), Bouh est arrivé à la conclusion que le RPM est la première force politique dans la région. Il y compte en effet quatorze députés, plus de quatre cent vingt élus municipaux, dont  trente trois maires. Le parti doit toutefois faire face à un certain nombre de difficultés qui ont pour noms: la non régularité des réunions statutaires au niveau des comités et des sections; les P.-V de réunion ne sont pas acheminés le plus souvent au niveau du BNP; la faible mobilisation des jeunes; la faible mobilisation des cotisations, etc.

Mamadou Diarrassouba, membre de la délégation du BNP s’est, lui, félicité de la forte implantation du parti dans la région. Il a ainsi appelé les militants RMP de Ségou à renforcer les rangs, mais surtout à ne pas perdre de vue les défis liés aux futures échéances électorales. «Nous sommes le plus grand parti du pays. Pour maintenir cela, il faut de la cohésion ; il faut éviter  ‘’l’autochtonat’’», a conseillé le député élu à Dioïla, non  moins secrétaire à l’organisation  du bureau politique national du RPM. Mamadou Diarrassouba a ensuite annoncé le renouvellement des organes du parti. Ce, dans la perspective du 5ème congrès ordinaire qui, à le croire, se tiendra courant décembre 2019 avec 68 sections contre 57 lors du 4ème congrès.

Abdramane Sylla, chef de la délégation du BNP, a, pour sa part, souligné la nécessité de redynamiser les différents organes du parti dans le cadre du prochain congrès. Auparavant,  il avait attiré l’attention de ses camarades sur les difficultés qui sont celles du Mali: l’insécurité dans le centre et le nord du pays ; la récente crise des routes, etc.  Partant, M. Sylla a appelé les siens à se sentir concernés par cette situation et à faire preuve d’initiatives. « Pour sortir de la crise, nous militants du RPM devons faire preuve davantage de cohésion », a appelé l’ancien ministre des Maliens de l’extérieur. Pour lui, IBK est loin d’être le problème, contrairement à ce que certains feraient croire. Aussi, a-t-il largement expliqué les tenants et les aboutissants du dialogue politique national dont les termes de référence ont été validés ce 14 septembre.

Bakary SOGODOGO

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2 COMMENTAIRES

  1. Avant la tenue de ce congrès ordinaire prévu en décembre 2019, plusieurs cadres du RPM seront en prison aux côtés de Bakary TOGOLA , le bailleur de fonds du parti présidentiel . Les scandales financiers sous IBK sont si nombreux qu’il faut construire de nouvelles prisons à travers le pays. Durant 6 ans de règne , les scandales financiers au Mali ont été irrigué en loi. De la présidence de la république en passant par la primsture, les départements ministériels , les institutions de la république , et d’autres services sont dans le collimateur de la justice . Certains cadres du RPM quitteront le pays au risque de se trouver en prison . Ne compter sur personne, IBK lui même se cherche à fortiori les fretins.

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