Répartition des postes dans le gouvernement : Le chantage d’IBK paye

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Le président du RPM a tapé du poing sur la table pour obtenir son deuxième poste dans le gouvernement et avait menacé de quitter l’équipe au cas contraire. Une attitude du moins incohérente et surprenante de la part du leader politique qui avait pourtant annoncé son refus de participer à tout gouvernement avant les « Concertations nationales ».

Ibrahim Boubacar Kéita

La démarche est opportuniste et n’a sa justification que dans le contexte malien actuel où les regroupements et la société civile s’entre-déchirent à la recherche de postes au gouvernement au nom d’une prétendue « union nationale ».
Une semaine après la formation de la nouvelle équipe gouvernementale de transition, un autre ministre vient de prendre le train en marche. Il s’agit de M. Bocar Moussa Diarra, nommé ministre délégué chargé de la promotion des Langues nationales et de l’Instruction civique. Si le décret n’a été jusque-là officiellement lu à la télévision nationale, l’information ne fait aucun doute désormais. Car elle a été confirmée la semaine dernière par l’intéressé lui-même auprès de plusieurs journalistes politiques des rédactions. Mieux, au journal télévisé de « 20 h » du samedi, le regroupement « IBK-2012 » s’est félicité de la nomination de 2 de ses cadres « compétents ».
M. Bocar Moussa Diarra, qui vient de prendre le gouvernement en marche, est donc un fidèle parmi les fidèles d’Ibrahim Boubacar Keïta, président du Rassemblement pour le Mali (RPM). Il entre dans le gouvernement dit d’ « union nationale » après les autres au nom du regroupement « IBK-2012 ». Il n’y a pas de doute, nous assistons à la formation d’un gouvernement au compte-goutte puisqu’une autre nomination se profile à l’horizon.

« Cheick ne peut pas me faire ça ! »

De sources dignes de foi, nous apprenons qu’IBK a piqué une colère noire à la lecture de la liste des membres du gouvernement la semaine dernière, au motif que la promesse de deux postes ministériels faite par Dioncounda Traoré et le Premier ministre n’a pas été respectée. « Passez-moi Cheick, je dois lui parler. Il ne peut me faire ça », a craché l’ex-Premier ministre au téléphone, demandant au protocole de parler à Cheick Modibo Diarra.
Un jour après cette manifestation de colère du président du RPM, coup de théâtre dans le gouvernement : le nombre de postes réservés au regroupement d’IBK est complété à deux. En plus du ministère de l’Artisanat et du Tourisme, « IBK 2012 » s’offre également le ministère délégué chargé de la promotion des Langues nationales et de l’Instruction civique.
Jusque-là très respectés par l’opinion publique depuis la formation des différents regroupements pro, anti-putschs et centristes, IBK et son mouvement ont fini par étaler le caractère opportuniste de leur démarche. Le président du RPM a menacé le Premier ministre de quitter le gouvernement si son regroupement n’obtient pas ses deux postes. Une attitude qui tranche d’avec ses discours d’il y a quelques semaines où il avait clairement exprimé son opposition à participer à tout gouvernement sans la tenue d’une Concertation nationale. La conférence de presse tenue à la Maison de la presse dix jours avant la formation du gouvernement en est une illustration parfaite. IBK, en adoptant une attitude de va-t-en-guerre pour réclamer un poste supplémentaire dans le gouvernement, fait preuve de l’inconstance de son discours et étale sa politique de l’Autriche dans cette crise depuis le coup d’Etat 22 mars dernier. IBK a beau manifesté son « désintérêt pour les postes » dans ce contexte de crise, les masques ont fini par tomber. L’ancien président de l’Assemblé nationale sous ATT confirme ainsi à travers cette guerre de place, la thèse de ses détracteurs qu’il ne peut jamais être un opposant sérieux à un régime. Tout comme son entrée dans le gouvernement Mariam Kaïdama Sidibé (alors qu’en avril 2007 il se réclamait de l’opposition), celle-ci a surpris plus d’un si on se réfère à ses premiers discours.
Mais le drame c’est la responsabilité jouée par le Premier ministre face à un tel chantage. Il faut se dire les vérités en face, qu’IBK et son regroupement participent ou pas à un gouvernement, le Mali doit continuer sa marche. Il n’y a pas de doute, ceci donne la preuve d’une aire de partage du gâteau où chacun veut se tailler la part de Toto le gourmand. Dans les prochains jours, il faut sans doute s’attendre à ce que d’autres ministres prennent le gouvernement en marche. Que Dieu sauve le Mali de ses fils !
Issa Fakaba Sissoko

Commentaires via Facebook :

16 COMMENTAIRES

  1. Mon frère ces faux journalistes font des imaginations,ce sont des menteurs, des gens qui écrivent du n’importe quoi dans leurs journaux.
    Regarde un peu le titre du journal, et les mensonges qu’il raconte.

    Quand j’entends dire un Tienkoun Boubé Maiga, disant à africable: que le gouvernement de CMD sont des stagiaires et qu’ils n’ont pas d’expériences, en essayant même de saboter Modibo Diarra, ce jour la j’ai piqué un crise. Par ce que les voriens du régime de ATT lui offrais des sommes pour qu’il écrit des mensonges dans leurs journaux en flatant ces voleurs, ça c’est fini Maintenant,il faut bien écrire pour que la population paye vos journaux, si non dire que les FDR et autres comme ils ont l’habitude de faire voler l’Etat ça c’est fini

    Les faux journalistes du Mali allez chercher l’information à la source, et cesser de dire du n’importe quoi dans vos journaux, on est plus au temps de la promotion des vauriens, maintenant on a une situation en face, c’est à dire c’est l’heure de la compétition, vous montrez ce que vous savez faire. si non les Sénégalais, les Béninois, les Burkinabé, vont écrire dans votre place au Mali ici. l’information doit être chercher et non d’être assise sur vos fesses dans vos salle bureau pour écrire des mensonges.

  2. Moi je crois IBK a raison, si on l’aurait convaincu à rentrer au gouvernement et qu’il lui aurait promis 2 postes, on doit pas à ce niveau pièger les gens. le 1er caractère d’un chef est la parole donnée et éviter de ruser.
    Les responsales maliens doivent avoir comme seul programme l’éthique et nos valeurs de base pour reussir une union sacrée. La differnce entre les partis est en principe leur programmme or aucun ne tient, le seul qui vaille est la récupération du territoire national et cela passe par l’unité d’action. La présidence du Mali n’appartient pas à DIancouda pas plus que la primature à CMD. Fragiliser ces institutions, Ansar Dine ne demande pas plus.Au niveau international, le président du Mali qui est l’institution phare, le clochardiser, c’est de discrediter le Mali.

  3. “Il faut se dire les vérités en face, qu’IBK et son regroupement participent ou pas à un gouvernement, le Mali doit continuer sa marche”

    Du n’importe quoi, tu fais vraiment honte au Mali.

  4. 😆 VRAIMENT DESOLATION TOTALE POURQUOI LES GENS D’AUJOURD’HUI NE COMPRENNENT RIEN .IL PARLE DE MOUSSA BOCAR DIARRA LEADER D UN PARTI POLITQUE D’OU UM.RDA N A T IL PAS DROIT HORS DU GROUPE DE SOUTIEN A IBK.EST CE QUE CA VEUT DIRE QU’IL EST DU RPM.ILS(LES JOUNALISTES) DISENT LE CONTRAIRE SI VOUS ETES LA A RACONTER DES CONNERIES SUR LES GENS PAR CE QU’IL NE VOUS DONNE PAS DES SOUS COE LES AUTRES ALORS NE PERDEZ PAS VOS TEMPS CONTINUEZ A REMPLIR VOS CAHIERS PUISSE KE VOUS N AVEZ RIEN D AUTRE A FAIRE.DANS 1 AN ET 6 MOIS NOUS VERONS APRES CMD KI SERA KOI.BON VENT
    😆 :mrgreen: :mrgreen: 😀

  5. VRAIMENT DESOLATION TOTALE POURQUOI LES GENS D’AUJOURD’HUI NE COMPRENNENT RIEN .IL PARLE DE MOUSSA BOCAR DIARRA LEADER D UN PARTI POLITQUE D’OU UM.RDA N A T IL PAS DROIT HORS DU GROUPE DE SOUTIEN A IBK.EST CE QUE CA VEUT DIRE QU’IL EST DU RPM.ILS(LES JOUNALISTES) DISENT LE CONTRAIRE SI VOUS ETES LA A RACONTER DES CONNERIES SUR LES GENS PAR CE QU’IL NE VOUS DONNE PAS DES SOUS COE LES AUTRES ALORS NE PERDEZ PAS VOS TEMPS CONTINUEZ A REMPLIR VOS CAHIERS PUISSE KE VOUS N AVEZ RIEN D AUTRE A FAIRE.DANS 1 AN ET 6 MOIS NOUS VERONS APRES CMD KI SERA KOI.BON VENT

  6. Je n’ai jamais aimé IBK mais, si c’est chercher des postes pour son groupe dans le gouvernement, je ne vois pas pourquoi le traiter de la sorte.

    L’opportunisme et la lutte à outrance pour le poste a commencé avec le 1er ministre lui-même.
    CMD avait dit qu’on a pas besoin d’entrer au gouvernement pour servir son pays mais pourquoi n’a t-il pas appliquer cette formule de sagesse à lui même ? Il était à tout y compris détruire ce qui reste du Mali pour rester 1er ministre. Prêt à détruire le Mali uniquement pour le servir ! Vive le nouveau patriotisme.

    Bref, l’opportunisme n’est plus une honte au Mali, ce n’est pas
    Sanogo et Oumar Mariko qui prouveront le contraire.

  7. une honte tout simplement . Le bateau Mali prend l’eau de toutes parts et coule ,mais les politicards s’en foutent ,leur part du gateau c’est ce qu’il y a de plus important 👿 👿

    • Soyons sérieux. Dis-moi, tu peux quelque chose pour ton pays en restant en marge. Honte à toi tout bêtement.

  8. C’est bien la politique de l’AUTRUCHE NON???? L’Autriche, si je ne me trompe est tout autre chose… Il faut relire vs papiers avant de les publier Messieurs

  9. le parti d’IBK a faim et doit rentrer au gouvernement pour ne pas mourir. Seul le parti SADI tient son role dans la dignité.

  10. Mr le soi disant journaliste! tu n’as rien dis de sérieux dans ton article! il faut respecter tes lecteurs! il y a quoi à tirer dans ton article? IBK a dit ça , IBK a fait ça! il est seul homme politique! ssoyons sérieux! un journaliste doit écrire des choses intéressantes! je me demande si tu as le niveau du fondamentaal Monssieur!

  11. je pense que la situation est complex. la demarche d’IBK peut se justifier du moment ou s’il veut le meilleur pour le Mali, il doit avoir un moyen de controle sur les decisions d’ou sa decision de de rentrer dans le gouvernement. les motivations potentielles d’IBK peuvent etre multiples mais vue la situation actuelle, je dirai qu’il n’avait que cette option….

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