Réconciliation nationale : Une semaine dédiée à la paix

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Le Premier ministre par intérim, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maiga, a présidé, hier à la Primature, le Conseil de cabinet dont l’ordre du jour portait sur deux dossiers majeurs, à savoir l’organisation de la Semaine nationale de la réconciliation, et la création et cadre organique des services régionaux et subrégionaux de l’administration des biens de l’État.

La Semaine nationale de la réconciliation (SNR) constitue un cadre adéquat, une opportunité de mobiliser tous les Maliens autour du vivre-ensemble et de la stabilité au Mali, gage de tout développement. L’occasion est bonne pour les autorités de la Transition de communier et d’échanger avec le peuple dans la ferveur de la  célébration de la fête de l’indépendance du Mali. Puisque la SNR va se tenir  chaque année du 15 au 21 septembre.

L’édition de 2022 vise un meilleur ancrage des valeurs de réconciliation et de vivre-ensemble. Un accent particulier sera mis sur la sensibilisation des acteurs nationaux et internationaux sur le processus de la réconciliation et de la paix. Au cours de ladite semaine, l’état prévoit aussi de vulgariser les instruments dédiés à la promotion du patriotisme, du civisme et de la cohésion sociale. Dans le même sillage, le programme inclut la tenue de la Journée nationale du pardon.

Le  ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué a,  à travers une communication écrite, exposé de façon succincte l’état de la question. Il a ainsi rappelé que le Mali vit depuis 2012 une crise multidimensionnelle qui a sérieusement affecté le tissu social et bouleversé la cohabitation pacifique séculaire.

Ajoutant que des valeurs cardinales telles que le cousinage à plaisanterie, le dialogue, le pardon mutuel et le vivre-ensemble cèdent de plus en plus la place à la méfiance et la violence. Pour faire face à cette situation, a souligné le colonel-major Wagué, le ministère a consenti d’énormes efforts d’organisation de fora, d’assises, des rencontres inter et intra-communautaires dans toutes les régions de notre pays.

Faut-il rappeler que l’initiative de la SNR a été prise lors des Assises nationales de réconciliation organisées en décembre 2021. Cette volonté populaire fait suite à la loi n° 2019-042 du 24 juillet 2019 portant loi d’Entente nationale. Cette loi a été adoptée pour renforcer la réconciliation et le pardon. Elle précise dans son article 7 la création de la «Semaine nationale de la réconciliation». Et le département de tutelle fixe les modalités d’organisation de cet événement à partir de l’arrêté n°2021-5480/MRPCN-SG du 27 décembre 2021.

L’enjeu est de taille. Rien de durable ne se fait, ni se construit sans un climat de sérénité  et de tranquillité. C’est la raison pour laquelle, les pouvoirs publics n’entendent pas lésiner sur les moyens pour réconcilier les cœurs et les esprits. Ainsi, le montant alloué pour les activités de la SNR est de 200 millions  de Fcfa. Le second point relatif à la création et au cadre organique des services régionaux et subrégionaux de l’administration des biens de l’état, a été expliqué par le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Bréhima Kaména.

Selon lui, la création des services régionaux et subrégionaux de l’administration des biens de l’état procède de la volonté de l’état d’assurer une meilleure gestion de son patrimoine. Tout de même, a-t-il précisé, la direction de l’administration des biens de l’état a assuré dans la difficulté l’exécution de ses missions du fait de l’absence de ses représentations   régionales et locales. Et l’organigramme naissant de conforter la position des travailleurs.

 

Namory KOUYATÉ

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