Jiguiya ni layidu kènè : Ce que le PARENA demande au régime IBK

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La rentrée politique du PARENA tenue le 20 février 2016 dans les jardins du Palais de la culture était une sorte de rendez-vous de lanceurs d’alertes sur des sujets graves dont l’abandon de la jeunesse qu’il faudra bien éduquer en veillant sur la bombe démographique. Autre alerte : la nécessaire culture de la bonne gouvernance évoquée par Amadou Cissé, le président du mouvement des jeunes du parti, qui s’est interrogé sur la précipitation du gouvernement à reconnaître à la carte NINA la valeur d’une carte d’identité nationale.

 

En clair, il s’est inquiété du nouveau marché de la fourniture de la carte NINA dont le défaut est lié à des problèmes de fiabilité. «A quel opérateur économique est attribué le nouveau marché de la carte NINA?» En s’interrogeant ainsi, le président du mouvement des jeunes du PARENA lançait un appel du pied au régime IBK afin que la reconnaissance de la carte NINA ne soit pas un autre scandale.

Allant dans le même sens, Tiébilé Dramé, le président du PARENA, a souligné la dérive affairiste du régime qui ne cesse de surprendre les Maliens avec des dépenses de prestige. Mais l’urgence pour ce parti d’opposition est la tenue des « indispensables concertations nationales » pour sortir le Mali de l’impasse sécuritaire.

C’est au prix de ce dialogue que le Mali pourra mettre enfin un frein aux nombreux actes de violence qui fauchent la vie à des soldats ou simples citoyens maliens au nord du pays. D’ailleurs, l’accord d’Alger que les autorités maliennes ont signé recommande la tenue d’une conférence d’entente nationale que le gouvernement ne souhaite organiser qu’en novembre prochain bien que les difficultés se multiplient.

Tiébilé Dramé a souligné l’attitude incompréhensible des plus hautes autorités du Mali à mettre en œuvre cet accord qu’elles ont signé. «Les dirigeants du pays n’ont pas un plan pour les Maliens. S’ils l’ont, qu’ils le mettent en pratique maintenant », a déclaré Dramé en faisant allusion au fait que tous les signataires de l’accord, sauf le gouvernement, s’impatientent de la lenteur de la mise en œuvre de la paix.

Parallèlement à la violence armée, les gouvernants créent des problèmes de gouvernance et peinent à venir à bout des difficultés quotidiennes des Maliens. Des problèmes que Tamboura Mah Keïta, la présidente du mouvement des femmes du PARENA, considère comme bien surmontables. « L’impasse que nous vivons n’est pas une fatalité », a-t-elle affirmé en appelant les Maliens à un sursaut salvateur.

La présidente des femmes n’a pas manqué de rappeler l’espoir né au moment de l’élection du président Ibrahim Boubacar Kéïta à la tête du pays. Le paradis prédit aux Maliens, a-t-elle dit, s’est presque transformé en enfer, avec son cortège de violence armée dont les femmes aussi sont victimes.

Pour les responsables du PARENA, l’espoir est permis à conditions que les Maliens se lèvent pour aider les gouvernants à changer. Tiébilé Dramé est convaincu que le président de la République et ses ministres aiment le Mali autant que les autres Maliens, mais le problème est qu’ils ne sont pas à la hauteur de la tâche qui leur est confiée.

Soumaila T. Diarra

 

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