Gouvernance : Où va le Mali d’IBK ?

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Ceux qui ont sauté et crié victoire à l’arrivée d’Abdoulaye Idrissa Maïga, à la primature – qui a d’un coup de baguette, apaisé une partie du front social, santé, éducation secondaire, et football – n’ont pas fini de savourer leur satisfécit, que le revers devenu une habitude, vient nous rappeler à l’ordre, que la série noire des lourdes pertes que subissent nos soldats au front contre les terroristes, n’était pas finie. Les FAMAs continuent de subir la foudre des groupes armés terroristes, enregistrant des pertes en vies et en matériels, sans avoir la capacité de riposte nécessaire, malgré les promesses du président IBK à Ségou, aux funérailles des soldats victimes de l’attaque de Nampala en juillet 2016.

Le président IBK, comme à ses habitudes avait donné l’impression que très rapidement ces soldats tombés seraient vengés, en adoptant une stratégie offensive murie, mettant un frein aux attaques intempestives des forces ennemies contre les nôtres. Illico, il change de ministre de la défense. Mais près d’une année après, malgré la tenue au forceps de la Conférence d’entente nationale, la mise en place des autorités intérimaires dans les cinq régions du nord, et la nomination d’un nouveau Premier ministre, le quatrième de ce quinquennat, rien n’a changé sur le terrain, en terme d’instauration de la sécurité et d’exercice de la souveraineté de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.

Ni le limogeage du ministre de la Défense et des Anciens Combattants de l’époque, Tieman Hubert Coulibaly, encore moins le changement de Premier ministre et de l’attelage gouvernemental, n’a servi à quelque chose, quand le ministre sanctionné revient dans le gouvernement suivant, donnant l’impression aux Maliens, que le fait que les soldats tombent en masse ne compte pas pour nos décideurs. C’est plutôt quand la presse en parle, que le fautif est le journaliste, pour des dirigeants qui prennent l’effet pour la cause et la vessie pour une lanterne.

Les changements effectués n’ont produit qu’un air de jeu de chaises musicales, autour des fauteuils de la primature, de l’administration territoriale et de la défense. L’ancien ministre de la défense, jadis ministre de l’Administration territoriale, Abdoulaye Idrissa Maïga, occupe le fauteuil de Premier ministre ; tandis que l’ancien ministre de la Défense, limogé après le revers de Nampala, Tieman Hubert Coulibaly, signe son retour en occupant le fauteuil de l’Administration territoriale. Les attaques répétées de groupes armés, contre les FAMAs, les forces onusiennes et les forces Barkhanes, depuis la fin de la conférence d’entente nationale (CEN) et plus intensément après le changement du gouvernement, vient rappeler brutalement aux Maliens, que ce forum, et le changement de Premier ministre, n’ont rien apporté dans la résolution effective de la crise. La cadence du jeu gouvernemental reflète la boutade, « on prend les mêmes et on recommence ». Mais sans jamais impacter positivement sur la gouvernance de la sécurité (trop de sang de jeunes soldats maliens et onusiens versé), l’éducation nationale, les revendications corporatistes, le panier de la ménagère, les services sociaux de base.

Ce qui a paru comme une entrée triomphale du Premier ministre, en ce qui concerne les dossiers de revendications syndicales des syndicats de la santé, de l’action sociale, et de l’éducation, se révèle à la loupe, comme un colmatage, de vraies opérations de charme, du ‘’tape à l’œil’’ sans contenu, que celui de repousser des problèmes pour gagner du temps.

Pendant ce temps, la grève illimitée des Enseignants du supérieur et des chercheurs se poursuit inexorablement, le gouvernement fait semblant d’ignorer également la grève des enseignants du nord (Tombouctou, Ménaka, Mopti, Gao, Taoudénit, Kidal) comme si ces régions n’étaient pas au Mali. Les refugiés maliens continuent de ruminer leur peine dans les camps loin du sol natal, le processus de démobilisation, désarmement et Réinsertion (DDR) reste toujours une grosse machine grippée et le gouverneur de Kidal est interdit d’y entrer par des groupes armés. Pour des amis du Mali, la solution à la crise malienne est entre les mains des Maliens et de personne d’autre.

Le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Kéita, qui est à son quatrième Premier ministre en moins de quatre ans, à son cinquième ministre de la Défense (Soumeylou Boubeye Maïga, Ba N’Daou, Tieman Hubert Coulibaly, Abdoulaye Idrissa Maïga et Tiena Coulibaly) et qui a entrepris hier son 116ème voyage à l’extérieur du pays depuis sa prise de fonction, est-il toujours à la recherche d’une solution à la crise malienne ? Une réalité est que la médiocrité de la gouvernance, qui a conduit au pilotage à vue, trouve une place de choix dans la persistance de la crise malienne. Le conducteur du bateau Mali s’en rend il compte ?

Daou

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5 COMMENTAIRES

  1. comrades I do not to greater degree believe problem with Mali government is who is doing governing instead I believe it is a widespread failure to adhere to rules (laws) plus procedures in carrying duties. Rules plus procedures are intentionally deserted at desire of government official carrying out a duty without fear of punishment for violation or as much as a review to ascertain government officials are properly carrying out their duties. End result is a constant wave of problems which could have long ago been resolved as we are best able to resolve those problems if rules plus procedures had been held too plus not deviated from by any government official. Where officials fail to adhere to rules plus procedures those officials become problem thus, we now have a government in Mali filled with incompetent people whose protected in part by nepotism of IBK government. Thus we are locked in a condition that obligate citizens of Mali to require legislature to draft laws severely limiting appoints devised along a course having nepotism. In short no government head should have excess one relative as member of their government or/plus department. Very much sincere, Henry Price aka Obediah Buntu IL-Khan aka Kankan.

  2. “Le conducteur du bateau Mali s’en rend il compte ?”
    Daou, il est “ivre”; pour notre malheur il ne peut s’en rendre compte.

  3. Que les journaleux corrompus au service ces politicards sans vision pour ce pays sache que le changement d’un premier n’est pas un mal car l’état est une continuité.
    Le président malgré multidimensionnelle que connait notre pays pose d’énormes actions de développement. On peut bien accuser le président mais que ces personnes de mauvaise foi nous disent la part des régimes précédents dans la chute de notre pays car un pays ne se développe pas en 5 ans alors que tous ont fait 10 ans sans rien apporter si ce n’est vidé les caisses.
    Pourquoi c’est maintenant on veut tout en même temps comme le développement s’acquiert en un coup de bâton magique.

    • Espèce de FOUGARIDEN, LAQUAIS , SOUS-HOMMES, LARBIN CONGENITAL, ta mère aurait du t’avorter pour preserver l’humanité du GROS DECHETS que tu es.
      Tas d’ORDURE.

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      Gloire perpétuelle à KLELA BABA. Que soit benit son nom, sa vie, sa source et sa lumière.
      Vive le GANJISME, vive la science universelle !

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