Après la clôture de la session d’octobre de l’Assemblée nationale : Les députés convoqués pour ce lundi en session extraordinaire consacrée à l’examen de la loi des finances 2013

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La session d’octobre de l’Assemblée nationale a été clôturée le vendredi  14 décembre place de la République à Bagadadji. D’essence budgétaire, cette session n’a pas adopté la loi des finances. D’où une session extraordinaire attendue dès la formation du Gouvernement. Le décret convoquant les députés à cet effet à été signé le samedi dernier.

Cette session-ci se termine dans un contexte particulier en raison du changement en cours de l’équipe gouvernementale qui nécessite le report de l’adoption du budget 2013, pourtant déjà finalisé. Ce cas de force majeure, a expliqué Younoussi Touré, augure d’une session extraordinaire pour combler cette lacune.

La session qui s’achève aujourd’hui, a indiqué le titulaire du perchoir, a permis de relever à bien des égards un véritable défi. Les deux sessions tenues en cette année 2012 ont été studieuses et performantes car pour la période, le bureau de l’Assemblée Nationale a reçu 57 projets de lois déposés par le Gouvernement et quatre  propositions de lois initiées par les députés.

La session d’Avril  2012 a vu l’adoption de 9 projets de lois alors que la session d’octobre 2012 a enregistré l’adoption  de 32 textes dont 22 projets de loi : la loi portant prorogation du mandat des Conseillers Nationaux ; la loi portant rectification du budget d’Etat 2012 ; trois propositions de lois portant modification des ordonnances, portant sur les créations de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako (ENSUP), de l’Ecole nationale d’ingénieurs Abderrahmane Baba Touré (ENI-ABT) et de l’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche appliquée de Katibougou (IPR/IFRA).

Au cours de la session d’octobre, plusieurs ministres se sont soumis à l’exercice démocratique des questions orales : le ministre  de l’Administration Territoriale et la Décentralisation ; le ministre de la fonction Publique et de Réforme Administrative, chargé des relations avec les Institutions ; le ministre des Transports et des infrastructures routières ; le ministre  de la Défense et des Anciens Combattants ; les débats qui ont eu lieu au cours de ces questions orales ont édifié les uns et les autres sur l’état de la nation.

La session du mois d’avril 2012 a vu l’adoption par les députés de 4 résolutions  sur l’urgence de l’assistance humanitaire dans les zones affectées par le conflit au Nord du Mali, sur le rejet de la déclaration d’indépendance d’une partie du territoire par le MNLA ; sur l’arrestation de personnalités ; sur la crise institutionnelle et sécuritaire au Mali. L’Assemblée Nationale a aussi participé à toutes les réunions statutaires des organisations interparlementaires dont elle est membre.

“L’implication de toutes les sensibilités politiques existant au sein de l’hémicycle, nous a permis de parvenir à une appropriation collective du fonctionnement de notre parlement. En la matière, nous pouvons tirer des leçons positives de cette législature et bâtir ainsi une conscience politique de responsabilité dont vous pouvez être légitimement fiers. La situation du pays nous impose de transcender les intérêts partisans et égoïstes et de mettre en avant l’intérêt de la nation. Le Mali doit prévaloir au delà de tout. C’est à ce prix que nous atteindrons les buts que nous nous sommes assignés, à savoir restaurer l’intégrité de notre territoire et organiser des élections apaisées, libres, démocratiques et transparentes. Nous ne sommes pas seuls dans cette dynamique”, a-t-il déclaré. Abordant l’actualité, l’honorable Younoussi Touré a renouvelé les félicitations de l’Hémicycle au Premier ministre Diango Cissoko pour la confiance placée en lui par le Président de la République en espérant que la nouvelle équipe gouvernementale, qui sera constituée, sera représentative de toutes les forces politiques et sociales du pays.

“L’Assemblée Nationale est disponible pour travailler à la recherche d’une solution définitive à la crise que connait notre pays. Elle remercie tous les pays amis du Mali qui n’ont cessé d’être à ses côtés et leur lance un appel à renforcer cet appui pour aider le Mali à juguler rapidement la crise “, a-t-il ajouté avant de renouveler les sincères condoléances aux familles des regrettés collègues disparus : Baba Oumar Boré, 4ème Vice Président de l’Assemblée Nationale, élu à Niafunké et Makan Cissoko, Président du Groupe Parlementaire RPM, Député élu à Diéma. Il n’a pas manqué d’avoir une pensée pour tous les Maliens, militaires et civils, victimes de la crise que connait le pays, de même que pour les populations vivant sous le joug de l’occupation.

Rappelons que le décret convoquant les députés a été signé dans l’après-midi du samedi 15 décembre.

                      Bruno D SEGBEDJI

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2 COMMENTAIRES

  1. La boite a pandore va résonner encore, Ha! les fameux députés qui ne manquent pas de mobile pour se faire la poche. Pourquoi une session extraordinaire? Au lieu de trainer sur des commérages prenez l’exemple de TCHATO aller défiés les détracteurs mais hélas que faire si vous même vous ete complices? Vers les Concertations nationales : Les députés plaident pour un ordre du jour accepté par l’ensemble des forces vives. “L’Assemblée Nationale est disponible pour travailler à la recherche d’une solution définitive à la crise que connait notre pays.” Pour ce faire on ne les croiraient que lorsqu’ils renonceront a tout ou partis de leurs primes et indemnités en guise de leur contributions à la cause du MALIBA

  2. Qu’attende les islamistes pour annexer le Sud du Mali??? S’ils prennent cette décision, on verra si l’armée va faire un retrait stratégique sur la Côte d’Ivoire ou si elle va décider d’affronter les islamistes pour tenter de les repousser, voire de les bouter hors du territoire. Maudit soit tous ceux qui mettent l’intervention en retard!

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