Les brèves du 13 novembre : Qui veut la tête de Moussa Mara?

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Est-ce la majorité présidentielle, notamment le RPM? On sait que, depuis fort longtemps, l’opposition avait demandé son départ, à travers une motion de censure qu’elle avait déposée à l’Assemblée nationale. A l’époque, elle avait lamentablement échoué, car une grande majorité des députés avait accordé sa confiance à Moussa Mara. Cette fois-ci, une rumeur affole la capitale malienne concernant une démission du Premier ministre Mara. On se rappelle également que le RPM a récemment fait  savoir que le titulaire de la Primature devait sortir de ses rangs, en raison de sa forte représentation à l’Assemblée nationale. Le sujet va-t-il être débattu au cours de la rentrée politique de la majorité présidentielle ce samedi? Wait and see!

Village CAN: un cadre de l’ADEMA/PASJ transforme sa résidence en bar-hôtel et dancing

Les habitants du quartier résidentiel, le Village CAN, construit à l’occasion de la CAN 2002 au Mali, sont très remontés contre Cheick Sidiya Diaby, un cadre du parti ADEMA/PASJ. Ces populations, qui étaient jusqu’à présent paisibles, doivent désormais s’habituer au tintamarre, avec l’ouverture de son bar-hôtel et dancing. Conséquence, lui qui était adoubé par tout le quartier est devenu aujourd’hui persona non grata. Certains proposent même de lui interdire d’entrer dans la mosquée. Car, estiment-ils, «un musulman ne se livre pas à de telles activités». Au village CAN, le malaise est désormais visible chez les habitants face à cette situation.

Pour quelqu’un qui a goûté à tous les postes juteux du ministère de l’Agriculture, on ne comprend pas qu’il puisse s’adonner à de pareilles activités. En effet, il a été Directeur de l’Office riz  de Mopti, Conseiller technique, Chef de cabinet, Secrétaire général du ministère de l’Agriculture. Il a terminé sa carrière comme Commissaire à la sécurité alimentaire. Avec un tel parcours, est-il assez pauvre pour ternir son image en ouvrant un bar?

Législative partielle à Yorosso: face à face entre l’opposition et la majorité présidentielle

Le premier tour de l’élection législative à Yorosso a donné son verdict. Ce sont deux retraités de la majorité présidentielle et de l’opposition qui vont s’affronter au second tour. Il s’agit d’Issa Zerbo de l’ADEMA/PASJ et de Paul Cissé de l’URD. Ces deux candidats sont arrivés en tête à l’issue du premier tour de l’élection législative partielle de la circonscription électorale de Yorosso, après le décès de l’Honorable Dramane Goïta, ancien Président de la Commission des finances de l’Assemblée. Pour ce second tour, la bataille promet d’être rude entre la majorité présidentielle et l’opposition. L’ADEMA, avec le soutien de ses alliés, va tout faire pour ne pas perdre le siège après le décès de son député. L’URD, à son tour, ne va pas lésiner sur les moyens pour renforcer sa représentation à l’Assemblée nationale. Ce qui promet un beau face à face entre les deux regroupements politiques.

Parachèvement du RAVEC: le gouverneur du District met la classe politique devant ses responsabilités

Le RAVEC est très loin de combler les attentes, concernant notamment l’enrôlement des nouveaux majeurs dans le District de Bamako. Sur une prévision de plus de 199 000 nouveaux majeurs à enrôler, seules 14 000 personnes ont été effectivement enregistrées. Face à cette situation, le Gouverneur du District de Bamako, Hady Traoré, a donné l’alerte. Il a rencontré les partis politiques et la société civile pour leur faire part de la situation et les mettre devant leurs responsabilités.

Selon lui, la classe politique doit jouer son rôle, en mobilisant ses militants pour aller se faire enrôler. En effet, les partis ne donnent pas l’impression de s’intéresser au processus d’achèvement et de pérennisation du RAVEC, alors qu’ils ont été associés à toutes les étapes. Ce qui est préjudiciable au bon déroulement de cette opération. C’est pourquoi, Hady Traoré a invité les partis politiques à mobiliser leurs militants pour la réussir.

Rassemblées par Youssouf Diallo    

 

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1 commentaire

  1. Moussa Mara est la victime de ses ambitions démesurées et de son éducation ratée. il est incompréhensible qu’après avoir tenu les propos qui sont les siens pendant la campagne présidentielle contre IBK qu’il trouve encore le moyen d’être son PM d’avoir le culot de dire ouvertement il ne démissionne pas comme si c’est sa propriété privée.

    Depuis les événements de Mars 2012, les changements fréquents de veste de ce garçon ne m’ont jamais inspiré confiance et il est capable de tout pour parvenir à ses fins, tout juste comme IBK qui a concocté le coup avec les ratés de Kati pour nous mettre dans le gouffre actuel….

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