Exposition photographique «Ma ville, Bamako» du cercle culturel germano-malien

Durant la semaine, le Cercle culturel Germano-malien (CCGM) était le théâtre d’une vingtaine de photographies de Bamako sur le thème de l’assainissement.

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Durant la semaine, le Cercle culturel Germano-malien (CCGM) était le théâtre d’une vingtaine de  photographies de Bamako sur le thème de l’assainissement. Intitulée «Ma Ville, Bamako », cette exposition était inscrite dans le cadre du programme d’activité 2016 du cercle qui œuvre pour la promotion culturelle et artistique du Mali et de l’Allemagne. Produites par dix élèves des Lycées Cheick Anta Diop et Fily Dabo Sissoko, des photos ont été exposées au siège du CCGM à Magnambougou Faso Kanu. L’évènement prendra fin demain samedi 26 novembre 2016. Son vernissage a eu lieu une semaine plus tôt en présence entre autres des responsables du cercle, dont son président M. Djimi Cherif Cissé, des responsables allemands, des dix élèves des deux lycées et de leurs parents.  Expliquant l’initiative de l’exposition, M. Cheick Cissé, chef du projet, dira qu’après réflexion le Centre a décidé de faire une exposition photo dont le thème porte sur l’assainissement de la ville de Bamako. C’est ainsi, dira-t-il, «dix élèves de deux Lycées publics de la capitale ont été formés en world shop, encadrés par un photographe professionnel pour qu’ils puissent produire les photos à travers la capitale». L’objectif recherché à travers cette activité du CCGM est selon M. Cissé, de conscientiser davantage et motiver les jeunes à comprendre les avantages de la photographie. Contrairement à certains qui pensent que la photo se limite à se prendre en selfie et l’envoyer aux amis, elle peut jouer d’autres rôles. Elle peut servir de témoin, et même de carrière pour les jeunes. Pour M. Bakary Emmanuel Dao, photographe artiste et formateur des jeunes élèves pour la production de ces photos, «les politiques doivent accorder une importance à la formation des jeunes en photographie puisque notre pays en est la capitale de la photographie Africaine». Les 10 participants ont reçu chacun une attestation de production de photos. Notons que le CCGM a, entre autres, comme objectifs la valorisation de la langue allemande et le développement interculturel entre le Mali et l’Allemagne. Son ambition est de constituer une interface entre les cultures allemande et malienne.

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Le point de la participation du Mali à la 14ième édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO)

Le ministère de l’Artisanat et du Tourisme à travers sa direction nationale de l’Artisanat  a organisé le mardi 22 novembre 2016 un point de presse pour donner la situation de la participation du Mali à la 14ième édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) qui s’est déroulée du 28 octobre au 8 novembre 2016. Au terme de la compétition, les artisans maliens ont remporté trois prix. Il s’agit du 3ième prix du président du Faso qui est revenu au Stand Pays Mali où tous les éléments sur l’Accord de Paix et de Réconciliation étaient expliqués aux visiteurs. Madame Bagna Traoré a enlevé le 3ième prix de la francophonie de la créativité féminine pour son œuvre « cartable tricoté » en coton bio.  Le prix du ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso a été remporté par notre compatriote M. Mohamed Elméhdi Traoré pour son œuvre tablette en calebasse « Tortue ». En plus de ces trophées remportés, les artisans maliens ont réalisé un chiffre d’affaires de 84 703 821  de F CFA.  Au passage, M. Diadié Hama Sangho, Directeur national de l’Artisanat et du Tourisme a indiqué que ce chiffre ne tient pas compte des commandes fermes, des échanges d’expériences et surtout les contacts de proximité avec les grandes surfaces de distribution qui développent un partenariat inestimable entre artisans. Il indiquera en outre que ces différents résultats au niveau africain prouvent le retour du Mali sur la scène internationale, malgré la situation socio-sécuritaire précaire depuis 2012. Il importe de retenir que le département en charge de l’Artisanat a financé la participation des artisans maliens à cette 14ième édition du SIAO à hauteur de 23 500 000 FCFA qui a consisté, entre autres, à la sponsorisation de 57 stands de la centaine de nos artisans qui y étaient, la location d’un camion de 10 tonnes pour le transport de leurs bagages, de deux bus, l’appui financier au comité de pilotage et la prise en charge du Stand pays. La ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Nina Wallet Intallou, a profité  pour annoncer que dans un proche avenir, son département nourrit l’ambition de restaurer toutes les manifestations artisanales, traditionnellement connues comme les foires, les festivals et les fêtes traditionnelles et la création d’un évènement artisanal d’envergure nationale et internationale à Bamako à partir de 2017.

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ATELIER DE MISE A NIVEAU DES JOURNALISTES SUR LA COUVERTURE ELECTORALE

 Le Centre d’information gouvernementale du Mali (CIGMA)  a organisé samedi dernier à l’hôtel relais Tin-Buctu,  un atelier de mise à niveau des journalistes sur la couverture électorale. L’ouverture des travaux  a réuni M. Manga Dembélé, Directeur du CIGMA, M. Cheick Omar Maïga, secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et de la Communication ainsi que plusieurs autres personnalités. L’atelier portait sur plusieurs communications. La première portait sur les  règles de déontologie et d’éthique de la presse. Elle  a été exposée par Cheick Omar Maïga. La deuxième animée par Diomassi Bomboté, enseignant chercheur, était relative au traitement de l’information en période électorale. La troisième communication concernait la place et rôle de la presse dans la consolidation de la paix et de la démocratie. Ce cours a été dispensé par Sidiki N’Fa Konaté, Directeur général de l’ORTM. Quant à la quatrième communication, elle a été exposée par Yacouba Berthé, juriste et expert électoral sur le thème : le mode de scrutin pour les élections communales du 20 novembre 2016. La cinquième communication fut dispensée par Alassane Souleymane, conseiller Technique sur la liberté de presse et responsabilité sociale du journaliste.  Le CIGMA,  selon son  Directeur Manga Dembélé, considère la presse comme un partenaire incontournable. Ce service qui est rattaché à la primature, représente une source d’information pour la presse sur l’action gouvernementale. M. Dembélé a insisté sur la responsabilité sociale du journaliste dans les relations, tout en assurant la presse du soutien du CIGMA afin de «donner assez d’élan à l’action gouvernementale».

LE COMITE SYNDICAL DE L’AGENCE MALIENNE DE PRESSE ET DE PUBLICITE MENACE D’ALLER EN GREVE LES 28 ET 29 NOVEMBRE PROCHAINS

 Les travailleurs de l’Agence entendent ainsi protester contre la décision des autorités d’affecter l’ancien bâtiment du ministère de l’Economie numérique et de la Communication au Service d’alerte précoce de la CEDEAO. Ce bâtiment qui abrite la comptabilité et le bureau des chauffeurs de l’AMAP, est situé dans la cour de l’Agence.
L’annonce de la grève a été faite le lundi 21 novembre 2016 au cours d’un point de presse organisé par le Comité syndical de l’AMAP et qui s’est déroulé dans la cour du service, en plein air, faute de salles de conférence dignes de ce nom, expliquera le secrétaire général, Souleymane Bobo Tounkara. Dans son exposé liminaire, M. Tounkara, rappellera toutes les démarches effectuées par le comité syndical auprès des autorités compétentes, notamment le ministère de l’Economie numérique et de la Communication et la Primature pour annuler la décision d’affectation du bâtiment à la CEDEAO. Ces démarches ont été vaines.
«Non seulement les travailleurs de l’AMAP n’ont pas été consultés par les autorités sur le sujet, mais en plus, toutes les démarches que nous avons effectuées ont échoué», dira le conférencier, en présence des membres du comité syndical au grand complet et de plusieurs dizaines d’agents venus apporter leur soutien au syndicat.  «Tout le monde sait que la cour est petite et ne peut abriter un autre service, de surcroît une structure de sécurité. La superficie de la cour de l’AMAP ne fait que 1633 m2 et le bâtiment central occupe près de la moitié. Dans ces conditions, comment peut-on penser affecter ce bâtiment à la CEDEAO», s’interrogera Souleymane Bobo Tounkara en martelant que le comité syndical s’oppose énergiquement à l’arrivée de la CEDEAO dans la cour de l’AMAP.

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