Escroquerie privée

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Coincés par la vigilance de la ministre de l’Education sur les inscriptions fictives aux frais du trésor public, certaines écoles privées maliennes ne savent plus où donner de la tête. Avec la rareté des revenus faciles, elles misent désormais sur la diversification qui consiste à braquer leurs canons sur la bourse des parents d’élèves devenue leur cible principale.

Impitoyables, sans calculs et sans discernement dans les méthodes utilisées pour en grignoter, nombre d’écoles privées bamakoises semblent avoir opté pour le créneau des tenues scolaires pour arrondir les mois de leurs professeurs. Les tenues scolaires deviennent de plus en plus inabordables et coûtent la bagatelle de 15 000 francs CFA l’ensemble à prendre ou à laisser, au risque bien sûr de se faire renvoyer faute d’en acheter deux pour l’année. La surenchère se justifierait par la qualité de la marchandise car, elles sont importées de l’extérieur pour des raisons jamais expliquées. La somme ne coute rien pour les parents déjà capables de supporter la saignée des frais d’étude, mais elle coute les yeux de la tête pour les élèves orientés au privé aux frais de l’Etat

 

Ebola show-business

Les malfrats maliens ne manquent pas d’imagination et de génie délictuel. Sachant que la fièvre à virus Ebola sème la trouille dans les esprits, des potentats en bande organisée ciblent désormais les mariages où l’argent ne cesse jamais de couler à flot, malgré la conjoncture du pays. Au cours des Sumu-show, ils gavent de Dabléni un élément de la bande. Ce dernier attend que les Djéli ramassent suffisamment de l’argent pour déclencher sa transe et ses vomissements si teintés de rouge que l’assistance croit voir du sang. Bonjour alors les bousculades et efforts pour éviter de contracter la fièvre Ebola. Dans la précipitation et la panique, les Djeli et leurs Jatigui abandonnent argent et objets de valeur que les autres membres de la bande se chargent de récupérer. Sans résistance car l’assistance en fuite ne peut même pas être témoin du coup crapuleux.

 

Ebola-alibi

Après l’échec de la troisième phase des pourparlers du dialogue inclusif inter-malien, la partie rebelle a grappillé des pans entiers de zones naguère contrôlées par les forces loyalistes. Profitant de l’absence des combattants intrépides du Général Gamou aux trousses des Jihadistes de la bande Ansongo-Menaka, ils déplacé leurs lignes au-delà des positions antérieures à l’accord de cessation des hostilités passé sous la houlette du président mauritanien et président en exercice de l’UA, Mohamed Abdel Aziz. Interpellés au sujet de cette grossi-re violation des engagements, les mouvements armées séparatistes trouvent comme alibi la nécessité de protéger l’AZAWAD, leur présumé territoire, contre la propagation du virus Ebola. Ils sont convaincus que cette pandémie est une arme comme toutes les autres entre les mains de la partie adverse.

Piques Hollandaises à IBK

Le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, a eu l’occasion de se mettre en exergue, la semaine dernière, lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace francophone. Comme d’habitude, il a réussi à se faire des ailes en impressionnant ses pairs par sa grande maîtrise de la langue  de Molière. Pas tous, parce que le président français, lors de son intervention, y a fait allusion avec un sarcasme dont il a lui aussi le don.

En faisant des éloges au Secrétaire général sortant, Abdou Diouf, le président de la République française l’a crédité de moult qualités et traits distinctifs parmi lesquelles il a retenu un homme très cultivé. La culture, selon Hollande, il ne s’agit de bien parler français pour en avoir. Selon beaucoup d’observateurs avertis la flèche est dirigée sur IBK pour sa tendance exhibitionniste de ses aptitudes philologiques.

 

A qui reviendra le gap ?

Le FMI et le Mali semble avoir trouvé un terrain d’entente après six mois de brouille imputable à la violation supposée des règles de bonne gouvernance dans la passation des marchés de l’avion présidentiel et de fournitures de l’armée. Parmi les mesures et concessions auxquelles s’est engagé le gouvernement malien figure, entre autres, la revue à la baisse du deuxième contrat. Il s’agit de celui de GUO STAR qui, affirme-t-on, passe désormais de 69 milliards à 40 milliards, soit une différence d’à peine moins de 30 milliards. La société ayant livré la quasi-totalité des marchandises, à en croire ses avocats, on peut logiquement s’interroger sur les voies et moyens par lesquels l’écart sera soldé. Il s’agit, en clair, de la question suivante : qui paiera le gap ? La réponse ne sera peut-être trouvée que dans le cadre d’un procès auquel GUO STAR est en train de se préparer pour toute éventualité. La solution peut $tout aussi bien résider dans d’autres manœuvres frauduleuses susceptibles de nous attirer d’autres ennuis de nos maitres : les bailleurs de fonds à Breton-Wood.

 

Alphatelecom :

Alphatelecom se mobilise  contre la fièvre à virus Ebola et 10 kits sanitaires à la Presse. Cette  société se  présente  à  point  nommé dans  la lutte  nationale contre cette redoutable maladie. Ce  qui  s’explique  par  sa  forte  implication de la prévention. Ce geste du troisième licencié en téléphonie au Mali, qui n’a pas encore mis dans son escarcelle un sou des Maliens montre qu’il fera plus dès le démarrage de ses activités. En tout, elle fait ce qu’aurait dû faire Malitel et Orange, ses prédécesseurs semblables à des sangsues

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