Démarcation

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«Considérant la trahison des idéaux du Mnla par Bilal Ag Achérif et son clan… Considérant la lutte contre le terrorisme dans laquelle la communauté Idnane a perdu plus de 200 hommes sans que cela ne soit productif sur le plan économique et politique par les différents acteurs engagés dans la lutte. Considérant que depuis un certain temps, la communauté Idnane sous l’emprise d’hommes irresponsables et dont les actes politiques ne se font qu’à des fins personnels, se retrouve embarquée dans des conflits communautaires qui ne représentent pas l’image de solidarité, de bon voisinage, et du respect de l’autre dont les Idnanes ont toujours fait preuve. Considérant l’incapacité de la CMA d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens dans l’Azawad. Considérant l’enlèvement d’un chef de fraction Idnane dans la région de Gao. À mon nom, j’appelle la communauté Idnane à assumer ses responsabilités afin de préserver l’honneur et la sécurité des Idnanes. À sortir de ce brouillard politique que représente la CMA. Je propose que les 80% des combattants Idnane quittent la ville de Kidal et se regroupent dans un endroit bien choisi d’où ils mèneront des opérations de sécurisation de leur communauté. J’appelle les autres acteurs sur le terrain tels que le Gatia et alliés à collaborer avec les Idnanes pour la lutte contre le terrorisme et la sécurisation de toutes les communautés. Un appel qui n’engage que moi… je ne suis ni du Mnla, ni de la Cma. J’espère que les Idnanes comprendront». Eglass Ag Ouffene, cadre de la communauté Idnane.

Où est le «Mali d’abord» ?

D’après Yachim Maïga, le pouvoir d’IBK doit prendre la mesure de la situation gravissime du point de vue sécuritaire. Le Mali s’enfonce chaque jour dans l’insécurité et aucune région n’est désormais épargnée. Comme une révolution ne se décrète pas, il faut que nous nous mettions ensemble pour sauver notre patrie, car nous n’avons que le Mali comme terre. IBK doit décréter la fin de la gouvernance normale pour accepter une transition exceptionnelle d’union sacrée autour de la République : tous pour la République. Aucune élection n’apportera la solution à notre problème, car aucune élection dans les conditions exceptionnelles -que nous vivons- n’aura une légitimité populaire. Mettons de côté nos égos et nos calculs politiciens (je comprends que la révolution du mouvement démocratique de 1991 ait créé une nouvelle race de professionnels de la politique), pour mutualiser nos forces et nos intelligences, pour sauver le Mali. Je l’écrivais déjà en 2013, IBK aurait dû se considérer comme un président de transition, de refondation de la République. Mais pour ce faire, il aurait fallu utiliser toutes les compétences nationales de toutes les tendances politiques. Un gouvernement de combat patriotique de quinze membres aurait suffi à la place des gouvernements pléthoriques budgétivores successifs que nous avons connus depuis l’avènement d’IBK à Koulouba. Il n’est pas encore trop tard, ressaisissons-nous, pour arrêter l’humiliation des millions de Maliens qui pleurent et meurent dans le silence, en nous mettant tous ensemble.

Calme précaire

L’actuel Premier ministre, le Héron de Temera, dès son arrivée, a éteint plusieurs feux, trouvé des solutions à des grèves. Comme par hasard, plusieurs mouvements de grève ont eu satisfaction. Cette manière de trouver des solutions aux revendications sociales est un couteau à double tranchant. Les échéances fixées avec les syndicats arrivent ; l’Etat doit respecter ses engagements. C’est pour cela que la situation actuelle du pays ressemble au calme qui précède la tempête. Bientôt des mouvements à Bamako et le ton risque d’être donné par les sportifs avec la date fatidique du 12 juin 2017. Le gouvernement sera face à la concrétisation de l’accord Empé. Les magistrats aussi peuvent se réveiller avec la première échéance de leurs doléances, sans oublier le nouveau syndicat de la police qui est dans un bras de fer dans une affaire avec un magistrat. N’oublions pas que des organisations comme «Trop C’est Trop» ou le Mouvement Tabalé joueront leur rôle. Ces deux structures ont de nouvelles méthodes de lutte plus participatives.

Des Français blessés

Le jeudi 1er juin, au matin, aux environs de 09heures, le super camp de la Minusma à Tombouctou a été encore attaqué à la roquette. C’est le côté de la force française Barkhane qui a essuyé des tirs de roquettes selon des sources locales. Les mêmes sources parlent de plusieurs blessés parmi les soldats français dont un grièvement. C’est l’unité médicale suédoise qui a opéré ce dernier. Suite à cette attaque, de nouvelles dispositions ont été prises pour la sécurité dans les alentours du Super Camp, mais aussi les entrées et sorties des véhicules. Le rythme des attaques à la roquette devient régulier contre ce camp. À signaler que le super camp de la Minusma à Tombouctou est situé dans la zone aéroportuaire ; il est le plus grand camp de la ville et abrite des unités de tous les casques bleus déployés dans la zone plus la force Barkhane.

9 nouveaux morts

Un convoi de l’armée malienne est tombé dans une nouvelle embuscade entre Diabaly et Nampala dans la région de Ségou. Bilan : 9 morts, plusieurs blessés et des soldats portés disparus. C’est tout serein et confiant que ce convoi de ravitaillement des Forces armés maliennes a quitté Diabaly, afin de mettre le cap sur Nampala et le camp le plus avancé de l’armée malienne dans la région de Ségou. C’est en quittant la zone de Diabaly, plus précieusement le village de Tikerefinadji, que des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu. Les véhicules d’escorte qui se trouvaient derrière le convoi ont été touchés. C’est dans leur mouvement d’apporter du soutien à ceux-ci qu’un autre groupe caché a coupé le convoi en deux. C’était aux environs de 17heures et le convoi de ravitaillement de l’armée malienne  tomba  dans  cette énième embuscade entre Nampala et Diabaly. Le bilan provisoire était de 2 deux morts, des blessés et plusieurs soldats portés disparus. Dans le feu de l’action, deux blessés graves sont arrivés à Diabaly avant d’être évacués vers l’hôpital régional de Ségou. Par ailleurs, les écoles et mairies de Gouro et Saré dans le cercle de Youwarou (région de Mopti) ont été incendiées le même mercredi 31 mai par des individus armés non identifiés.

De nouvelles dates

Dans le cadre des rencontres de concertation entre le ministère de l’Administration territoriale et les partis politiques, le ministre de l’Administration a proposé de nouvelles dates pour certaines élections à venir. Les partis politiques de la majorité étaient présents, tout comme ceux du centre alors que l’opposition était abonnée aux absents. Un nouveau calendrier des élections a été proposé. C’est ainsi que le référendum est prévu pour le 9 juillet 2017 ; les élections des cercles et les communales partielles le 29 octobre 2017, et les régionales et du district le 26 novembre 2017. C’est dans cette même foulée que le parlement malien a voté, par 111 voix pour, 35 contre et 0 abstention, le projet de constitution à lui soumis. Ce vote a eu lieu après 3 jours de débats, d’écoutes et de rencontres à l’intérieur du pays. Avec cette nouvelle constitution, il y aura le Sénat, la Cour des comptes. Le mandat du président de la République reste inchangé à 5 ans. En tout cas, le dernier mot revient aux Maliens, d’accepter ou de rejeter la nouvelle constitution.

Rendez-vous le 14 juin 

Le fils du président de la République, l’honorable Karim Keita, à travers le cabinet de Me Mamadou Gaoussou Diarra, a porté plainte contre Le Sphinx pour diffamation et trafic d’influence. Karim Keita demande une amende de 4 milliards de FCFA à Adama Dramé. Le mardi 30 mai, au Tribunal de la Commune III en soutien à Adama Dramé, directeur de publication du journal d’investigations Le Sphinx, beaucoup de confrères étaient présents, dont Dramane Aliou Koné, président de la Maison de la presse. Un autre message pour le fils du président de la République Karim Keita qui a porté plainte pour diffamation. La consignation a été fixée à 250 000 Fcfa et l’audience pour les débats au fond est prévue le  mercredi 14 juin. Certains confrères pensent que le Tribunal de la commune III est spécial pour juger un délit de presse. Le Sphinx a déjà gagné des procès en diffamation dont un contre SBM sous ATT. Adama Dramé se dit serein. Plusieurs avocats se sont constitués pour sa défense, dont le premier est Me Alassane Diop.

Hassenal n’est plu

Le Cherif de Nioro est en deuil : Alhassane Haïdara dit Hassenal, l’un ses fils, est décédé lundi 29 mai à Abidjan en Côte d’Ivoire. Son corps a été rapatrié à Nioro à bord d’un avion militaire de l’armée malienne. Son inhumation a lieu le mardi 17 mai aux environs de 09 heures à Nioro du Sahel. Le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keita, le président du Haut conseil islamique, Mohamoud Dicko, le député Banja Ag Hamatou, se sont rendus dans la localité pour les funérailles de Hassenal, qui était aussi  le digne représentant du Cherif en Côte d’Ivoire. En plus du président de la République, plusieurs personnalités ont fait le déplacement à Nioro pour se joindre à la douleur de la famille Haïdara en ces moments difficiles. Nous présentons toutes nos condoléances à la famille Haïdara singulièrement à notre père Bouye Cheickna. Que l’âme  de l’illustre disparu repose en paix.

Démenti formel

Nustra Al Muslimin Al Islam, la nouvelle alliance djihadiste, réfute la lapidation d’un couple dans la zone d’Aguelhok. Le couple en question a été libéré selon un communiqué du groupe djihadiste publié en arabe en fin de semaine. Et certains habitants d’Aguehok ont confirmé l’information des djihadistes parce qu’ils ont vu les deux personnes en bonne santé. Le dimanche 14 mai, des informations indiquaient que les djihadistes installés dans la zone d’Aguelhok ont procédé à la lapidation d’un couple. Selon nos sources, ils vivaient ensemble depuis 4 ans sans être mariés. C’est la jeune dame qui était accusée d’avoir eu un enfant hors mariage. Deux semaines après, les djihadistes démentaient la lapidation du couple  composé de Baka Walet Ahmed et Hatte Ag Ahmed, à Taghlit, dans la région de Kidal. Le couple, selon un habitant de la zone, a été arrêté et présenté publiquement avant d’être accusé d’adultère. L’information concernant leur libération a été confirmée par des habitants qui affirment les avoir vu saints et saufs. Mais ils seraient toujours surveillés de près par des hommes armés. Par la même occasion,  Nustra Al Muslimin Al Islam réfute les nouvelles sur l’enlèvement de l’équipe du CICR à Toguéré-Coumbé, région de Mopti. Avant d’affirmer que «l’équipe du CICR est rentrée sur le territoire», sans les informer, et ils ont été arrêtés pour enquêtes, puis libérés.

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2 COMMENTAIRES

  1. “Le Cherif de Nioro est en deuil : Alhassane Haïdara dit Hassenal, l’un ses fils, est décédé lundi 29 mai à Abidjan en Côte d’Ivoire. Son corps a été rapatrié à Nioro à bord d’un avion militaire de l’armée malienne.”
    DE QUOI JE ME MELE? LES MILITAIRES ONT ASSZ D’AVION MAINTENANT JUSQU’A CE QU’ON EN ENVOIE CHERCHER UNE “DEPOUILLE PERSONNELLE” ?
    AH LE MALI! ET VOULLEZ CONSTRUIRE UN ETAT COMME CA? C’EST UN MAUVAIS EXEMPLE QUE LE PRESIDENT DONNE AUXET DIRECTEURS DE SERVICE QUI VONT EUX AUSSI UTILISER LEUR VOITURE DE “SERVICE’ A D’AUTRE FIN.
    QUI EST-IL ET QU’A-T-IL FAIT POUR LE MALI POUR QU’ON ENVOIE UN AVION MILITAIRE CHERCHER SA DEPOUILLE. PAIX A SON AME MAIS BON DIEU ARRETONS DE CONSIDERER L’ETAT COMME NOTRE “VACHE” A LAIT.

  2. Monsieur le journaliste, il est important de se relire pour éviter des erreurs celle qui consiste à écrire que la personne est décédée le 29 mai à Abidjan et enterrée le 17 mai à Nioro.

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