Affaire du Député étrangleur : Le Ministre Maharafa Traoré et le Maire Konté Fatoumata Doumbia à couteaux tirés

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    Les rideaux sont tombés le 10 décembre dernier au Centre de conférence internationale de Bamako sur la 16ème édition de  l’Espace d’Interpellation Démocratique(EID). L’on retiendra qu’il y avait au total 96 interpellations reçues par la Commission d’organisation parmi lesquelles 86 ont été retenues, 22 tirées et lues devant le jury d’honneur présidé par Me Moustapha Cissé, président d’honneur de l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH).

    Parmi les dossiers non lus, figure celui de l’affaire du député étrangleur Mamadou Hawa Gassama. Du coup, l’édile de la Commune I, Mme Konté Fatoumata Doumbia qui avait un bras de fer avec lui, a décidé de porter plainte contre le Parquet général et le Ministre de la Justice, Maharafa Traoré pour rétention du dossier. Et c’est pour la première fois dans l’histoire du Mali qu’un Maire porte plainte contre un Ministre de la Justice, garde des sceaux, en plein exercice de ses fonctions. A noter que les motifs de cette plainte sont explicités dans la correspondance n°00265/MCI-CI du 10 novembre 2011  envoyée au président de l’EID 2011.Cette plainte est lié à l’affaire  du dépôt de transit d’ordures de Djélibougou Doumanzana qui oppose le maire au député Mamadou Hawa Gassama. Cette plainte de Mme le maire contre le député étrangleur fait suite aux violences qui ont éclaté entre les forces de l’ordre et les habitants de Djélibougou, le 13 avril 2011 au sujet de l’emplacement du dépôt de transit d’ordures dont l’odeur rendait l’atmosphère irrespirable. A l’époque, l’édile de la Commune I avait échappé au lynchage, grâce à l’intervention des forces de l’ordre.

    A rappeler aussi que dans cette affaire, deux plaintes avaient été adressées au Procureur, près le Tribunal de première instance de la Commune I à l’honorable Gassama pour injures graves à l’endroit de Mme Konté, troubles à l’ordre public, incendie volontaire, destruction des biens mobiliers, tentatives d’assassinat avec préméditation. Tous ces actes sont sévèrement punis par le code pénal malien.

    C’est pour cette raison que Mme le Maire de la Commune I, non moins présidente des femmes de l’ADEMA-PASJ ne comprend pas pourquoi ses plaintes non pas été lues lors de l’EID.  Or, il s’avère qu’après enquêtes de la Gendarmerie du Camp 1,  le juge avait procédé à des inculpations et demandé la levée e l’immunité parlementaire de Mamadou Hawa Gassama. Pire encore le Procureur, dans son réquisitoire, avait réitéré cette demande, et cela depuis 5 mois. Cette demande dort toujours dans les tiroirs du Parquet général et du Ministre de la Justice.

    Dans ces conditions, Mme le Maire de la Commune I n’a autre alternative que de porter plainte contre le Parquet général et Ministre de la Justice  pour «rétention illégal et irrégulière de cette requête, abus de pouvoirs, tentative de protection d’un criminel,  injustice…».

    Par conséquent,  elle demande que réparation des préjudices subies soit faite, car le député étrangleur a porté atteinte à son honneur et à sa dignité.

    Boubacar SIDIBE (Stagiaire)

     

     

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