Transition au Mali : Dioncounda à Ouagadou pour un gouvernement inclusif

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Le président de la transition, Dioncounda Traoré, en séjour en France depuis son agression du 21 mai dernier, participera au sommet de la Cédéao prévu ce samedi à Ouagadougou avec comme objectif la mise en place d’un gouvernement de large ouverture.

Le président malien de la transition Dioncounda Traoré. AFP PHOTO

Annoncé imminent par votre quotidien, le retour au bercail de Dioncounda Traoré, semble être une question d’heures. Le président de la transition, absent du pays depuis un peu plus de 40 jours, a quitté son hôtel parisien où il a d’ailleurs passé sa convalescence. De source digne de foi, le président de la transition se trouve déjà à Ouagadougou où se tiendra ce samedi le mini sommet de la Cédéao pour la mise en place d’un gouvernement de large ouverture.
Cette décision est vue par le gouvernement de la transition comme un pas important dans le processus de sortie de crise. Joint au téléphone par nos soins, le ministre des Affaires étrangères, Sadio Lamine Sow, affirme que la présence du président Dioncounda à cette importante rencontre « est le symbole du retour à l’ordre constitutionnel ». Bien plus importante, cette présence du président de la transition constitue une bouffée d’oxygène pour l’équipe de l’astrophysicien, Cheick Modibo Diarra, en panne de crédibilité aux yeux des Etats –unis d’Amérique et de bien d’autres partenaires.
Ce déplacement à Ougadougou du président Dioncounda est attendu pour être la clé de voûte d’un problème majeur aux multiples répercussions. D’abord, elle pourra mettre fin à la méfiance des partenaires qui voient en lui l’unique interlocuteur légitime sur des questions se rapportant à la crise malienne. Homme de dialogue avec un sens d’écoute et de pardon qu’on lui reconnait, Dioncounda à Ougadougou, pourra être celui dont les propositions de sortie de crise peuvent faire bouger les lignes dans la crise sociopolitique et celle du nord.
Sa présence, en plus de tout cela, peut éviter une nouvelle mise en scène des acteurs maliens comme ce fut le cas les 14 et 15 avril dernier  lors de la rencontre des forces vives dans la capitale burkinabé.
Il faut rappeler que les Etats-Unis, le médiateur de la Cédéao dans la crise Bissau-guinéenne, le président guinéen, Alpha Condé, etc., voient de la mise en place d’un gouvernement inclusif un passage obligé pour la sortie de crise. Mieux, on estime que le retour du président de la transition pourra permettre de réinstaurer un dialogue fécond avec les partenaires étrangers et trouver une solution à la crise du nord qui n’est qu’une émanation ou une suite logique de la crise politique qui secoue Bamako.
Décidemment, Dioncounda Traoré est bien loin d’être forclos dans l’avenir du Mali. Bien au contraire, il semble être celui par qui passera le chemin de la sortie de crise.
Sa présence à Bamako se fait attendre pour la mise en application des résolutions du mini sommet de ce week-end à Ouagadougou. On sait déjà que les pleins pouvoirs du Premier ministre ne lui confèrent pas un pouvoir de nomination d’un gouvernement. Or, déjà, la mise en place d’un nouveau gouvernement ou un gouvernement réaménagé est presque inévitable.
A l’image d’un déploiement imminent d’une force algérienne, soutenue ou non par les 250 éléments de la garde nationale (déployés à Koulouba il y a deux semaines), pour sa sécurité, Dioncounda pourra fouler le sol malien dans les heures qui viennent.
Markatié Daou

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7 COMMENTAIRES

  1. les élites maliens sont une honte et des traites des ingrats pour le mali malheur à tous le mali va devenir prospère aux yeux de tout ces énnemis de l’intérieur et de l’extérieur je le jure sur les tombeaux des 333 saints de Tombouctou et tout les ancêtres du Mali.

  2. “trouver une solution à la crise du nord qui n’est qu’une émanation ou une suite logique de la crise politique qui secoue Bamako”.
    Cette analyse est, me semble-t’il, biaisée ou plutôt résulte d’une hypocrisie. La crise des Régions nord du Mali ne saurait être justifiée par la crise politique à Bamako. Etant entendu que la crise du nord Mali est antérieure à la crise politique qui secou Bamako. Faites juste un parallèle avec le cas du Nigeria. Le Président Nigerian est de plus en plus interpellé par son Peuple à travres le Parlement.A termes cela conduira à une crise politique, si les choses ne s’arrangent pas du point de la lutte contre la terreur que connait le Nigeria.

    Dans tous les cas, il ne me semble pas opportun que les journalistes donnent de tels faux espoirs au Peuple Malien. Le Président Djouncounda est là dépuis plus de 20 ans dans la haute sphère de l’Etat. Il sera surprenant qu’il soit en si peu de temps devenu le magicien qui peut régler tous les problèmes d’un coût. Bonne journée à tous.

  3. Dionkounda sache que aujourd’hui on peut rien te faire mais le bon dieu t’attend et te voit dans tes sales malversations de tous les cotés. Mais tu ne peut rien contre ce grand mali surtout un si pauvre DIONKE comme toi

  4. SHALOM ❗
    NOUS ATTENDRONS LE MESSIA DIONCUSS ❗
    CE HOMME JUSTE, CE PROPHETE DIVIN, QUI RESOUDRA TOUT ❗
    L’ ARGENT DE LA COMMUNAUTE INTERBRIGANTS ❗
    CE MAGICIEN DES DIEUX QUI CHASSERAI TOUTES LES FORCES MALEFIQUES-BLANCHES (puisque d’ autres diraent noires)DU NORD DE NOTRE MALIBA ❗
    NOUS ATTENDRONS NOTRE TRANZITABASSE ❗

  5. Dioncounda avec tout le respect que je lui doit est une honte.

    C’est vrai, il a été agressé dans son pays où il est le premier responsable et tout le pays a souffert pour lui et avec lui comment peut il accepter de venir dans un pays voisin et retourner en France sans poser les pieds sur le territoire de ses ancêtres.

    Les grands hommes se distinguent par des grands actes
    Mes respects

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