Guinée-Bissau: l’opposition appelle à “la paralysie totale du pays” à partir de jeudi

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L’opposition en Guinée-Bissau a appelé à “la paralysie totale” du pays à partir de jeudi, jour où, selon elle, le mandat du président Umaro Sissoco Embalo devrait prendre fin, cinq ans après sa prestation de serment.

“Nous appelons la population à rester à la maison. Tous les marchés, boutiques et les bureaux seront fermés. Nous demandons aux transports de cesser toute activité demain”, a déclaré l’ancien Premier ministre Nuno Gomes Nabiam mercredi dans un discours au nom de la coalition d’opposition Alliance populaire inclusive.

“Nous appelons à la paralysie totale du pays”, a-t-il martelé devant des centaines de partisans après une réunion des leaders de la formation.

Le président Embalo, qui a annoncé dimanche des élections présidentielle et législatives pour le 30 novembre prochain, avait prêté serment pour un mandat de cinq ans le 27 février 2020 après un scrutin contesté.

L’opposition, emmenée par l’ex-Premier ministre Domingos Simoes Pereira, considère que le mandat de M. Embalo arrive à échéance jeudi.

Les attroupements ont été interdits depuis plusieurs semaines par le ministère de l’Intérieur à l’approche du 27 février.

Un important dispositif de maintien de l’ordre a été déployé mercredi soir sur les points stratégiques de la capitale, a constaté un journaliste de l’AFP.

“Vaquez tranquillement à vos activités. Il ne se passera rien dans ce pays. Nous avons pris les dispositions légales prévues par la loi pour garantir la sécurité de nos populations”, a déclaré le ministre de l’intérieur, Botche Candé.

“Tous les agents de l’administration publique sont appelés à se présenter à leur lieux de travail les 27 et 28 février 2025”, a indiqué mercredi le ministère de l’Emploi et de la fonction publique dans un communiqué sur sa page Facebook.

Une mission de haut niveau de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a reçu mardi les leaders de plusieurs partis pour tenter de faire renouer le dialogue politique dans ce pays coutumier des troubles politiques.

En décembre 2023, M. Embalo a dissous le Parlement dominé à l’époque par l’opposition, trois jours après des affrontements armés qu’il a présentés comme une tentative de coup d’Etat dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest.

Il avait ensuite fixé au 24 novembre 2024 les législatives anticipées, avant de les reporter sine die par un décret présidentiel, invoquant des difficultés logistiques et financières.

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