Blaise Compaoré répond à Barack Obama : « Il n’y a pas d’institutions fortes sans hommes forts »

07 Août 2014 - 10:45
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_392892" align="aligncenter" width="620"]A Bamako, le président burkinabè réfute tout lien avec les rebelles Le président burkinabè, Blaise Comparoré, à Réo, le samedi 10 mai, au Burkina Faso.
RFI/ Yaya Boudani[/caption] Le Président du Faso, Blaise Compaoré, a accordé trois interviews à des médias internationaux, le mardi 5 août 2014 à Washington. Il s’agit de TV5, de France24 et de BBC.    

Les journalistes des trois médias ont, entre autres, focalisé leurs questions sur la phrase de Barack Obama : « L’Afrique a besoin d’institutions fortes, mais pas d’hommes forts », sur le débat à propos d’un référendum ou pas au Burkina Faso, sur la candidature du président du Faso en 2015, sur la situation au Mali, la situation politique au CDP après le départ de certains démissionnaires, etc.

Avant toute chose, Blaise Compaoré a indiqué que la rencontre entre le Président Américain, Barack Obama et les Chefs d’État Africain, est une opportunité de s’inspirer des bonnes pratiques étasuniennes, afin de booster le développement sur le continent africain.

Répondant à la question portant sur la phrase de Barack Obama, Blaise Compaoré a avancé qu’il comprend la position du président Américain qui s’inspire certainement de l’histoire de son pays, les Etats-Unis, qui ont une vieille histoire de démocratie, mais aussi qui ont traversé une longue histoire tumultueuse de lutte, de remise en cause, avec l’intervention d’hommes forts, à certaines périodes, afin d’arriver à leur version actuelle de démocratie.

Pour le Président du Faso, chaque peuple a son histoire et il « n’y a pas d’expérience unique à partager à travers le monde ». Ainsi, il a laissé entendre qu’il « n’y a pas d’institutions fortes, s’il n’y a pas d’hommes forts pour poser les jalons de ces institutions, dans la durée ». Et de poursuivre : « Je pense que chaque pays doit forger son processus pour tendre vers l’idéal, dans la stabilité ».

A propos de la situation au Mali, avec la médiation qui se poursuit en Algérie, le président Compaoré a laissé entendre : « notre souhait, c’est qu’à Alger, il puisse avoir rapidement des résultats qui tiennent comptent des acquis et préserve la paix dans ce pays ami. Nous pensons qu’en temps de crise, la solution peut venir de partout… »

En ce qui concerne les démissionnaires du CDP, le Président du Faso a fait remarquer qu’il observe les débats en cours dans la classe politique burkinabè avec sérénité, car ainsi est faite une vie politique, en démocratie.

Blaise Compaoré se présentera-t-il en 2015 ? A cette question, le chef de l’Etat burkinabè a signifié que ce qui le préoccupe, pour le moment, c’est de mener à bien son mandat jusqu’à terme, en 2015, pour le bien-être du peuple burkinabè.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Source: lefaso.net

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Commentaires (40)

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KASIBER
KASIBER 12 ans
Comprenez le. Tous les presidents dinosaurs africains sont generalmt appelés homm es forts. Pris ds ce sens , Blaise a raison. Ds ce mm contexte l'homme fort est celui capable de soumettre son semblable par sa force animale à sa volonté. Obama raisonne sur le plan intellectuel et moral. Chapeau à vous Obama!
driss
driss 12 ans
L Afrique n a pas besoin d hommes fort mais d hommes intelligent et visionnaire Blaise l homme fort a eu 21 ans pour faire ses preuves mais ou est le Burkina aujourd hui et ou en zst la Coree du Sud Obama a raison ! Les dictateurs n int jamais reussi quoi que ce soit de durable
Malian
Malian 12 ans
B.aise TU AS EU 21 ANS POUR POSER LES JALONS ! TU NE PEUX RIEN APPORTER DE PLUS ! IL FAUT PARTIR ! CE SONT LES INSTITUTIONS FORTES QUI VONT AVANCER LE PAYS
MAIGA S
MAIGA S 12 ans
les institutions et les textes n'ont jamais fait défaut mais les hommes dans leur application qui dérive.
Sidiki Diarra
Sidiki Diarra 12 ans
Il faut tout simplement dire au Président du faso, Blaise Compaoré, que la raison est la chose du monde la mieux partagée. Au XXIème siècle, l'Afrique a besoin de tout sauf le tripatouillage d'une constitution pour sacraliser ou canoniser un chef d’État. Tu aideras mieux le Burkina et encore plus le reste du continent africain, si tu refuses de te représenter aux élections après 2015. Tu aideras mieux l'Afrique et surtout la jeune génération si tu écoutes les souffrances de ton peuple qui ne demande qu'une seule chose: te voir à la retraite comme conseiller et un bon exemple. Blaise Compaoré, difficilement, nous jeunesse africaine nous ne te comprendrons jamais dans cette attitude de vouloir t'imposer à tout prix par la force. Certainement tel est le sens de tes messages toi même Blaise, à chaque fois qu'il y a dérapage dans une partie de l'Afrique. L'exemple de Sanogo au Mali, de Bagbo en côte d'ivoire. En faisant ce que tu tentes de faire Blaise, nous prions Dieu pour qu'il t'en empêche de la manière la plus pacifique. Nous n'avons plus besoin d’effusion de sang à cause du pouvoir. Réfléchis bien nul n'est éternel.
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