Dogofri : Au moins 2 morts dimanche

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Les djihadistes continuent de mettre la zone qu’ils contrôlent en coupe réglée et jouent de la gâchette comme moyen d’asphyxie des populations locales et au-delà du pays. Des hommes et des femmes, des enfants qui pétillaient de joie de faire la récolte, après un hivernage exceptionnel, sont régulièrement fauchés par les balles au milieu des champs, les machines de battage emportés, les femmes violées.

Dimanche dernier, on a dénombré au moins deux morts dans des attaques de paysans dont le seul crime se résumait à leur présence au champ. Les djihadistes ont étendu leur emprise sur Dogofri et Goma, après leur sale besogne à Farabougou, localité voisine. Le désespoir s’est emparé de Farabougou. Deux mois que ce village est assiégé. Sur les visages  des habitants la consternation, puis la colère mal dissimulée, la froideur et le dédain enfin s’y étaient succédé. Farabougou sent une sourde appréhension l’envahir. Sont-ils sacrifiés sur l’autel des négociations que Bamako a emmanchées avec les djihadistes ? Des sources bien introduites ont rapporté que le feu, d’origine criminelle, a consumé au moins un millier d’hectares de riz.

D’ailleurs doit-on négocier avec le diable ou l’affronter? Le diable a toujours vu dans un pacte le symbole d’une faiblesse. Et négocier quoi ? Eux veulent Dieu au pouvoir alors que nous nous disons que ce sont les hommes qui doivent gouverner, pour reprendre cet auteur français Régis Debray.

L’inaction coûte plus cher que l’action. A terme, les principales villes du pays ne seraient plus approvisionnées et la menace de famine risquerait que de s’emparer des zones de production agricole. L’office du Niger est le cœur de la production du riz et du sucre du Mali, entre autres. Et ces attaques à répétition visent à saper l’économie nationale.

L’éclair de gaieté qui brillait dans leurs yeux aux lendemains de l’arrivée des troupes aéroportées à Farabougou s’est aussitôt éteint.

Route 3ème pont –RN6

Coup d’accélérateur donné aux travaux

Le coup de colère du ministre  des infrastructures Makan Fily Dabo  s’est avéré payant.  Sommée de clôturer  les travaux en cours fin février – dernier délai fixé d’accord partie – l’entreprise Razel a administré un coup de barre de fer aux travaux. Des équipes se relayent nuit et jour  sur le chantier.  L’échangeur est sorti de terre, l’axe Yirimadio connait aussi des avancées.

Le ministre, lors de sa visite,  avait brandi la menace d’un retrait pure et simple du marché  à l’expiration du dernier délai. Le retard accusé  dans l’exécution des travaux avait provoqué de gros bouchons avec  à la clé des pertes de carburant, de temps et des accidents.

Rassemblées par la Rédaction

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