C’est après des années de lutte patriotique, dans une parfaite symbiose et une communion entre le vaillant peuple malien et son armée que le régime dictatorial du Général Moussa Traoré a été défait un 26 mars 1991. Cette date est sans nul doute le début de la résurrection du peuple malien, de la prise en main de son destin et surtout celle de la marche vers la démocratie scandée et souhaitée par l’ensemble du peuple malien. Plus de trente ans après cette grande prouesse les ennemis de la démocratie sont toujours à pied d’œuvre avec le machiavélique dessein de l’enterrer à jamais, mais comme pour paraphraser le premier Président du Mali indépendant Modibo Keita, à propos du 22 septembre, la date du 26 Mars aussi continuera à résonner comme un gong sur la conscience de tous ceux qui œuvrent à la destruction de la démocratie. Ni coups d’Etat, encore moins une campagne de déconstruction et de diabolisation ne parviendront jamais à arriver à bout de la démocratie car elle a comme fondement le sang et l’âme des milliers de martyrs maliens qui ont cru en elle. Pourquoi tant de haine contre le 26 Mars 1991 ? Les hommes et les femmes qui ont cru et qui croient toujours en la démocratie ont-ils capitulé face à cette campagne de démolition de la date glorieuse qu’est le 26 Mars ?
La défense de la patrie passe indéniablement par la défense de la démocratie, la seule alternative crédible pour la construction d’un Etat moderne. Plus de trente ans après l’aboutissement de la lutte héroïque des patriotes avec l’instauration de la démocratie, les apprentis sorciers ou encore les nostalgiques d’un passé rétrograde ne cessent de la vilipender et de la dénigrer en lui faisant porter le chapeau de tous les malheurs du pays. Si l’honnêteté intellectuelle nous oblige à reconnaitre que le bilan des 30 ans de pratique démocratique est loin d’être rose, il est même souvent noir par endroits, mais nul ne doit remettre en cause ce modèle de gouvernance, le seul d’ailleurs qui met au cœur de la gestion de la RESPUBLIKA le peuple. Certains hommes et femmes ont incontestablement failli à leurs missions, mais leurs comportements ne sauraient remettre en cause la démocratie qui est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Nous ne devons pas perdre de vue cette définition, même si elle est galvaudée par certains. Nous devrons tous nous convaincre qu’il n y a pas d’alternative à la démocratie et le 26 Mars est le début de la longue marche vers le progrès en dépit des écueils et autres obstacles qui se dresseront devant lui. Cette date est déjà écrite en lettres d’or au fronton de la République et elle est l’une des plus belles pages de l’histoire moderne du Mali et que ni coups d’Etat encore moins tentatives de dénigrement et de déconstruction ne sauraient l’effacer.
Pourquoi tant de haine contre le 26 Mars 1991 ?
Pour rappel la première tentative pour démolir la démocratie a été le stupide coup d’Etat perpétré par des officiers subalternes de l’armée sous la houlette du Capitaine Amadou Haya Sanogo, un 22 mars 2012. Les auteurs de cet ignoble coup d’Etat pour convaincre une frange importante du peuple, surtout celle qui est analphabète, ont dû mener une campagne d’intoxication, de dénigrement et même de diabolisation contre les dirigeants avec en toile de fonds la remise en cause de la démocratie. Ils ont pourtant eu des oreilles attentives y compris celles d’hommes politiques véreux, incapables de briguer le suffrage du peuple et qui pensaient trouver une occasion idoine d’obtenir par le biais du coup d’Etat ce qu’ils ne pourraient jamais obtenir par la voie des urnes. Ces hommes politiques véreux par la gouvernance chaotique desquels le pays était sur le point de s’effondrer n’ont trouvé d’autres solutions que d’aller se cacher derrière des militaires sans formation politique encore moins idéologique. En effet, Le hic est que les raisons qui ont poussé les militaires à s’emparer du pouvoir se sont plutôt empirées au fil du temps : La corruption, le népotisme, le clientélisme, l’insécurité, bref la mauvaise gouvernance et j’en passe ! Jamais le Mali n’a été la risée du monde qu’après le coup d’Etat du Capitaine Amadou Haya Sanogo. En pourparlers à Ouagadougou, les cadres politiques se sont donnés en spectacle au Burkina Faso. Comme si cela ne suffisait pas, ce sont les militaires qui se livraient à cœur joie à un pillage sans discernement de l’administration en la dépouillant de tous les outils et matériels de travail. Ce coup d’Etat a été le facteur déclencheur de la marche à reculons du Mali. Il a été le début de la campagne de déconstruction de la démocratie, car 8 ans après cette forfaiture un autre groupe de militaires récidive en s’accaparant du pouvoir avec cette fois-ci la complicité d’une frange importante de la classe politique et de la société civile. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la démocratie a été encore la cible toute trouvée. Ils lui ont fait encore porter le chapeau de la descente aux enfers du pays. A chaque crise on remet en cause la démocratie et on tente d’enterrer le 26 Mars 1991. C’est le cas après le dernier coup d’Etat, celui perpétré par cinq colonels avec la complicité active de certains ténors du Mouvement démocratique. Ces derniers perdant tout espoir de promotion ont fait le choix du raccourci en allant s’accoquiner avec certains militaires pour renverser un régime démocratiquement élu, ouvrant ainsi la boite de pandore et posant une équation à mille inconnues.
Les hommes et les femmes qui ont cru et qui croient toujours en la démocratie ont-ils capitulé face à cette campagne de démolition de la date fatidique qu’est le 26 Mars ?
Si les détracteurs du Mouvement démocratique ont contribué à déconstruire cette belle bâtisse qu’est la démocratie, il n’en demeure pas moins que certains acteurs du 26 Mars ont également leur grande part de responsabilité dans l’affaiblissement, voire l’affaissement de la démocratie. En plus de leur complicité à toute épreuve, ils ont également été à la base de l’inimitié, voire du rejet du peuple, car l’espoir que son avènement avait suscité a été déçu. Les vertus qui doivent caractériser la démocratie comme la bonne gouvernance n’ont été au rendez-vous laissant la place à la corruption à ciel ouvert, au népotisme, à l’affairisme à outrance et surtout à la culture de la médiocrité. Les acteurs du Mouvement démocratique ont donné de l’élan à leurs détracteurs, quand ils ont accepté de s’accoquiner avec les auteurs des coups d’Etat soit en les cautionnant par leur silence soit en se faisant complices. La conviction semble laisser place à l’opportunisme et les idéaux du 26 Mars sont enterrés sur l’autel de la recherche des strapontins et autres prébendes. Quelle génération pour ressusciter l’espoir et pour honorer la mémoire des martyrs qui ont donné leur sang pour que le Mali et les Maliens puissent être heureux.
En définitive, malmenée, torturée, vouée aux gémonies, la démocratie résistera tant que sa fondation restera encore et toujours solide, tant que des hommes et des femmes continueront à croire en ses vertus, tant qu’elle restera la seule alternative crédible mettant au centre de la gouvernance le peuple.
Youssouf Sissoko
Youssouf Sissoko vous avez sacrifie les enfants d’ autrui ce jour la et vous les avez très vite oublie et avez bati la -democratie made in France-a la Baule qui a donne comme seul resultat la democratisation de la corruption et la perte des 2/3 de notre territoire national aux terroristes processus qui a culmunie a Kidal avec Moussa Joseph sous IBK.