Fausses cartes de visite technique de véhicules : Un réseau spécialisé freiné dans sa course par le Commissariat de Sogoniko !

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    Le Commissariat de Police de Sogoniko dirigé par le Commissaire Divisionnaire Sékou Mané a  cassé les reins d’un réseau spécialisé dans la confection de fausses cartes de visite technique. Ils sont au nombre de 4, interpellés en possession de plusieurs faux documents, notamment des certificats de visite technique, quittances, vignettes de contrôle technique, un cachet de Mali Technic System (MTS), des ordinateurs bureautiques, une imprimante et un coupeur de papier. Les inculpés sont à présent à la disposition de la Justice.

    Face à la multiplication dans la circulation de certains véhicules défaillants, causes de nombreux accidents, mais nantis de tous les documents de transports, des voix commençaient à s’interroger sur l’efficacité des processus de visite technique au niveau de de Mali Technic System (MTS). Mais personne n’a imaginé qu’il y’avait un réseau noir de délivrance de cartes de visite avec tous les autres reçus y afférents.

    Ce qui est salutaire est que l’histoire de ce réseau de fabrication de fausses visites techniques de véhicule appartient désormais au passé. Ce, depuis des semaines, car il fut démantelé par les Hommes du Commissaire Divisionnaire Sékou Mané.

    En effet,  le 13 mars dernier, les éléments du Groupement de la Sécurité Routière (GSR) au carrefour du monument de la Tour de l’Afrique ont conduit un véhicule Toyota pour fausse carte de visite technique au Commissariat de Police de Sogoniko. Toute chose qui a fait réveiller des soupçons chez le Commissaire Divisionnaire Sékou Mané sur le fait que ce cas ne pouvait pas être anodin. Ce faisant, il a instruit à ses Hommes d’ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur cette découverte. Peu à peu, à la faveur des investigations minutieuses, de fil en aiguille, ces limiers arriveront à briser, déchirer et lever le voile sur ces malfaiteurs bien futés. Cela dans un temps chrono de 24h. Car c’est le 14 mars 2023, que les éléments de la Brigade de Recherche du Commissariat de Sogoniko  ont interpellé successivement 3 individus suspects. Précisément dans les quartiers de Sogoniko, Niamakoro, Cité Unicef et Badalabougou.

    Ainsi, le 1er inculpé a été trouvé en possession d’un sac à dos contenant plusieurs faux documents comme certificats de visite technique, quittances et vignettes de contrôle technique, et un cachet de Mali technic system (MTS). Auditionné, il n’a point hésité à dénoncer ses acolytes. Après les interpellations et interrogatoires poussés l’instinct des enquêteurs s’est orienté sur des perquisitions. A cet effet, celle qui sera effectuée au domicile du second acolyte a permis la saisie d’un sac contenant une imprimante de marque HP servant à la confection desdits dossiers, des copies de faux documents de visite technique et un autre cachet de MTS.

    Quant au 3ème prévenu, pris dans son cyber-café sur la colline de Badalabougou, il a été trouvé en sa possession de plusieurs matériels informatiques. A savoir : 2 ordinateurs bureautiques, un ordinateur portable, une imprimante et un coupeur papier. Tous servants à la confection des faux documents de Mali Technic System. Et des centaines de copies de faux certificats et fausses vignettes de visite technique. Qui ont été récupérés par la Police. Celui-ci, à son tour, a balancé un ex-agent de MTS qui était en fuite et faisait l’objet de recherche. Lui aussi fut localisé et interpellé le 17 mars 2023 par les limiers du Commissariat de Sogoniko.

    Les présumés accusés sont à présent entre les mains de la justice. Cependant, les autorités policières ont profité de l’occasion pour appeler la population à plus de vigilance et de collaboration afin de lutter plus efficacement contre le banditisme, voire la criminalité.

    Après les fausses vignettes par les services de la Douane, ce sont là des fausses cartes de visite-technique saisies par la Police. Comme quoi, en matière de documents de véhicules, les fossoyeurs ne veulent rien épargner. Dans ce contexte, la vigilance doit être de mise.

    Par Mariam Sissoko

     

     

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