Protection de l’environnement et de la santé de la population: Le président de l’abattoir du GIE baara à Kanadjiguila s’en moque

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Cela ne fait l’objet d’aucun doute, l’actuelle équipe municipale de la commune rurale du Mandé, est plus que jamais engagée à mettre fin aux pratiques illégales qui constituent un danger, non seulement pour l’environnement mais aussi pour la population. Faire de la commune du Mandé un lieu où il fera bon de vivre, et dans un environnement saint, est le seul crédo du maire Mamourou Balla Keita et son premier adjoint, Bernard Dakouo avec l’appui de tout le bureau municipal. Cet engagement a d’ailleurs son justificatif dans notre constitution qui dispose que “Toute personne a droit à un environnement sain. La protection, la défense de l’environnement et la promotion de la qualité de la vie est un devoir pour tous et pour l’Etat”.

En effet, après avoir réussi à mettre fin au déversement des déchets liquides et solides d’autres communes du District de Bamako sur leur territoire à travers l’opération de« Stop de déverser les ordures dans la commune du Mandé » il y a seulement trois semaines, le maire et son premier adjoint toujours souciés du bien être de leur population, viennent d’engager un combat pour la fermeture d’un abattoir appartenant au GIE Baara.

Cette aire d’abattage, située à Kanadjiguila, faut-il le souligner, ne représentait pas un danger pour la santé de la population au moment de sa création en 1997 du fait que la zone n’était pas habitée.
Autre temps, autre réalité, cette aire d’abattage, qui dégage une odeur nauséabonde, représente aujourd’hui un grand danger pour l’environnement, et pour la santé des occupants des habitations situées à seulement quelques mètres.

Pour protéger l’environnement et la population contre cette situation dégradante qui ne profite qu’au seul Président du GIE Baara, notamment Bréhima Kanadjigui, et au prix de la dégradation de la santé de la population, l’équipe municipale précédente dont faisait partie d’ailleurs, l’actuel premier adjoint au maire, Bernard Dakouo, avait sollicité et obtenu la visite de trois missions sur les lieux. Il s’agit du service local de la production industrielle et animale, du service vétérinaire chargé de l’exploitation de la viande, et du service d’hygiène.

Toutes ces missions, a fait savoir Bernard Dakouo, ont conclu que l’abattoir du GIE Baara ne respecte pas les conditions d’hygiène et d’assainissement. Aussi, ont-elles toutes plaidé pour la délocalisation de ladite aire d’abattage.

Le préfet de Kati, en réaction aux rapports de ces différentes missions, a, dans la lettre n° 149 du 8 août 2006 adressée à Bréhima Kanadjigui, ordonné la délocalisation de l’aire d’abattage dans un délai de trois mois. Passé ce délai, précise la lettre, le préfet se verrai dans l’obligation de procéder à la fermeture pure et simple de l’aire d’abattage.

Malgré cette intervention du préfet, et l’Arrêté N° 019/CRDM du 16 décembre 2010 portant fermeture définitive de l’aire d’abattage du GIE Baara pris par le maire, Mamourou Balla Keita, a déploré M. Dakouo, Bréhima Kanadjigui continue à exercer en toute impunité sur cette aire qui ne répond plus aux normes d’hygiène et d’assainissement requises pour le bon fonctionnement d’une telle structure.

Comment Bréhima Kanadjigui est parvenu à s’imposer à toutes ces décisions des autorités du cercle, et de la commune ? Bénéficie-t-il le soutien des responsables des services déconcentrés de l’Etat ou de la justice ?
Vous aurez des réponses à ces questions dans notre prochaine parution.

Affaire à suivre… !

Moussa Touré.

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