Hivernage à Bamako : Ça pue

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Bamako, capitale politique du Mali est également le “carrefour” de cultures. La ville des trois caïmans regorge d’artisans et d’artistes, de personnalités de divers horizons. En tant que vitrine nationale, notre capitale se devrait de refléter l’image d’une ville moderne, bien assainie, organisée, coquette comme elle l’a été dans le temps. Mais hélas, tel n’est pas le cas.
A Bamako, l’insalubrité prend de plus en plus de l’ampleur, surtout pendant l’hivernage. Des aux usées dans toutes les rues, des tas d’ordures ménagères et des poubelles jouxtent nos rues et ruelles; des animaux morts étalés çà et là , des moustiques, des mouches. Voilà le triste visage que la capitale du Mali présente aujourd’hui aux visiteurs.

LES EAUX USEES ET LES ORDURES PARTOUT

La circulation devient très dangereuse après la pluie. Il faut être courageux présentement pour entrer dans les marchés et plusieurs lieux publics. La capitale du Mali est sale et tout le monde le sait, le sent, le voit. Nos rues sont devenues de véritables rigoles ouvertes et de véritables déversoirs des eaux usées et vannes.

Nos voisins deviennent nombreux et ils ont pour noms : mouches, moustiques, cafards et autres insectes nuisibles et surtout les énormes rats. Ces indésirables voisins ne sont que des effets d’une situation longtemps identifiée et diagnostiquée, mais négligée. Pendant l’hivernage, à toutes ces problèmes s’ajoutent les eaux pluviales, avec les flaques d’eaux qui stagnent sur les voies.

UN CHANGEMENT DE COMPORTEMENTS S’IMPOSE

Aussi, les rares caniveaux destinés à leur écoulement sont le plus souvent bouchés par les populations elles mêmes qui s’en servent comme dépôts d’ordures ménagères, entravant ainsi l’écoulement des eaux.

Les conséquences de ces pratiques sont parfois inestimables en termes de dégâts matériels en cas d’inondation comme l’effondrement des maisons mal bâties avec parfois des pertes en vies humaines. A ce stade un changement de comportement s’impose aux populations pour leur propre bien-être. L’ont elles compris?

Fatoumata Bintou KONATE

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