COP-22 : Après Ségou, Kayes reçoit la restitution

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Mme Keita Aida Mbo ex-ministre de l’environnement, de l’Assainissement et du Développement durable

Le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable était la semaine dernière dans la ville de Kayes pour restituer la Cop-22. La cérémonie était présidée par le MEADD, Mme Kéita Aïda M’Bo. Elle avait à ses côtés le gouverneur de la région de Kayes et les autorités communales. La rencontre a réuni tous les acteurs du développement local, les élus, les services étatiques, la société civile, notamment les ONG.

Plusieurs présentations étaient à l’ordre du jour. Il s’agissait, entre autres, d’un aperçu sur la convention-cadre et l’accord de Paris, les résultats des négociations sur le climat à Marrakech, le plan d’action actualisé du Mali, le Programme national de sauvegarde du fleuve Niger, les femmes et les changements climatiques, etc.

Le ministre Kéita Aïda M’Bo s’est félicité de la tenue de cette rencontre à Kayes, première du genre qui sillonnera toutes les régions du Mali. Il s’agit, pour le MEADD, d’une approche nouvelle qui s’appuie sur le fait que les effets néfastes des changements climatiques se ressentent en premier lieu au niveau local et auprès des couches les plus vulnérables. L’objectif est de partager l’information, de sensibiliser toutes les parties prenantes en vue d’une prise de conscience, gage d’un changement de comportement de tous.

Pour elle, la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques est une priorité nationale et une base dans le choix de développement socio-économique du Mali. Mme Kéita  d’ajouter que les couches démunies sont les plus exposées et les plus vulnérables à la menace climatique. Conscientes de cette situation, les plus hautes, dira-t-elle, entendent intégrer les efforts menés dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques.

Dans l’ensemble, les résultats obtenus à la Cop-22 peuvent être jugés satisfaisants, a déclaré Mme Kéita. En marge des négociations proprement dites, la délégation du Mali, forte de 90 personnes, a organisé des événements parallèles et participé à divers événements et cérémonies de signature d’accords et mémorandum avec des partenaires.

La Cop de Marrakech a vu l’adoption de 35 décisions axées sur l’accord de Paris ainsi que le lancement de plusieurs projets notamment l’Initiative de l’Afrique sur les énergies renouvelables (IAER) et l’Initiative de l’Afrique sur l’adaptation (IAA). Sans oublier l’adaptation de l’agriculture africaine.

En plus de ces différents projets, des engagements financiers ont pu être arrachés lors de la Cop-22. Le Royaume-Uni, le Canada, l’UE et plusieurs autres puissances se sont engagés à mettre à disposition 10 milliards de dollars US en dehors du Fonds vert climat en faveur des initiatives susmentionnées. Notre pays a reçu auprès du Fonds d’adaptation près de 8,5 dollars US et arraché le financement de quatre projets sur l’IAER et 24 millions de dollars sur l’IAA.

Il faut ajouter le maintien de la température à 1,5°C grâce à la perspicacité des négociateurs africains.

Ils sont nombreux. Il s’agit pour notre pays de mettre en place des stratégies et des projets pour mobiliser les ressources financières nécessaires au fonctionnement du secrétariat de la présidence du Groupe des négociateurs africains, présidé par notre compatriote Seyni Nafo, rendre opérationnel le Comité national changements climatiques, ratifier l’amendement de Kigali.

Autres points : mobiliser le financement par le Fonds vert climat de cinq programmes prioritaires du président de la République suivant la Contribution nationale déterminée (CDN).

Aux termes des débats, le ministre Mme Kéita Aïda M’Bo a invité les uns et les autres à la mobilisation pour préparer des projets structurants courant 2017 pour faciliter le décaissement des fonds alloués à notre pays.

Ousmane Daou

 

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