L’Agence de l’environnement et du développement Durable et le projet de restauration des terres dégradées au Mali sont en conclave, du 25 au 26 février, sur le lancement de la consultation relative à l’élaboration d’un cadre de mise en place et de gouvernance d’un marché carbone. Une rencontre qui cadre avec les objectifs de « l’Accord Paris sur le climat ».
Cette rencontre de deux jours s’est ouverte depuis hier au siège de l’Agence de l’environnement et du Développement Durable. Initiée par le projet de restauration des terres dégradées, l’atelier sur l’élaboration du cadre de gouvernance du marché carbone cadre avec les efforts du Mali de structurer un modèle économique durable qui permettra de mobiliser les financements pour la lutte contre les changements climatiques.
Présidant l’ouverture de la cérémonie, le Secrétaire général du Ministère de l’environnement, de l’assainissement du développement durable, Moussa Diarra a indiqué qu’après l’adoption de la Politique Nationale sur les Changements Climatiques en 2011, et la ratification de l’Accord de Paris en 2016 suivi de la révision de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) en 2021, le gouvernement veut traduire ces engagements en actions concrètes. C’est pourquoi il dira que le marché carbone constitue une opportunité unique pour mobiliser des ressources additionnelles en faveur de la reforestation, de la restauration des terres dégradées, de l’agriculture durable, de la gestion des déchets et du développement des énergies renouvelables. Il offre, a-t-il dit, la possibilité de valoriser les efforts du Mali en matière de conservation et de gestion durable des ressources naturelles, tout en attirant des investissements vers une économie plus verte et résiliente. La Contribution Déterminée au niveau National (CDN) révisée vise une réduction ambitieuse de 40% de ses émissions de gaz à effet serre d’ici 2030. « La mise ne place d’un marché carbone constitue une étape clé pour atteindre les objectifs du CDN et favorise la transparence et l’efficacité des financements climatiques », peut-on lire dans les termes de références fournis par le PRDT.
Au sortir de cette rencontre, les participants vont examiner les enjeux liés à la mise en place d’un marché carbone adapté aux réalités du Mali, d’identifier les meilleures approches pour structurer ce marché, de clarifier les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes. Aussi, la rencontre permettra d’anticiper les défis réglementaires et techniques, et de définir une feuille de route réaliste et opérationnelle. Il faut rappeler que cet atelier cadre avec la composante1 du Projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD), relative à l’appui institutionnel et son renforcement des capacités qui vise à créer un environnement propice à la mobilisation des financements climatiques.
Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net