À l’issue de la réunion, le chef du département de l’Administration territoriale a expliqué qu’il s’agissait d’abord d’affirmer la volonté du gouvernement d’organiser ces échéances électorales et de faire connaître ses objectifs afin de pouvoir bénéficier encore de l’accompagnement de ces partenaires. «La réunion s’est très bien passée. Nous nous sommes compris sur bien des aspects du problème et il reste que nous attendions que le débat parlementaire sur la loi constitutionnelle prenne fin (ndlr le texte a été adopté par les députés) ; que cette loi soit promulguée afin que le collège électoral soit convoqué pour le référendum », a affirmé Tiéman H. Coulibaly.
Le ministre de l’Administration territoriale qui croit à l’engagement des PTF, a indiqué que la tenue du référendum et des autres élections participe de la normalisation progressive du pays. « De sorte que nous puissions mettre en œuvre de manière optimisée et efficace l’Accord pour la paix et la réconciliation. Ensuite, il faut que les exécutifs régionaux soient en place et que nous ayons les conseillers de cercle pour que les problèmes locaux, les problèmes des collectivités, les problèmes régionaux puissent être pris en charge par les représentants des populations », a argumenté le ministre Coulibaly. Pour sa part, la représentante spéciale adjointe de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), MBaranga Gasarabwe, a assuré que les partenaires qui étaient présents dans la salle s’engagent auprès des autorités maliennes dans la conduite du processus électoral. « Nous disposons déjà de ce qu’on appelle le ‘basket funds’, un budget commun alimenté par les partenaires et géré par les Nations unies pour essayer d’accompagner le Mali. Aujourd’hui, on n’a pas parlé de budget mais cette question a été remise à la prochaine séance et tout le monde était content de cette réunion », a-t-elle ajouté.
Massa SIDIBÉ