Un enseignement fondamental sacrifié : «l’école et l’éducation en avenir»

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Depuis plus de vingt ans, les classes de l’Etat perdent leurs élèves ou du moins ne parviennent pas à se remplir. Les écoles coraniques se sont multipliées, idem pour les écoles privées.

Tous, responsables nationaux et fonctionnaires internationaux, s’accordent à juger l’école malienne doublement inadaptée : au «contexte culturel et social» d’une part, aux objectifs assignés à l’éducation et aux moyens mis en œuvre pour  les satisfaire, d’autre part.

Une équation demeure : «Aucune nation ne peut se développer sans s’éduquer». L’éducation de base devrait demeurer la priorité des priorités.

Après la réforme en 1962, les résultats des politiques entreprises sont alarmants. Les taux de redoublement et de déperdition dans l’enseignement fondamental se dégradent sur l’ensemble du territoire. L’école malienne a souffert de plus de trois décennies de gestion inadéquate.

L’enseignement fondamental, lui, est demeuré le parent pauvre du secteur  éducation. Dans les diverses approches (de 1962 à aujourd’hui), la logique du système et la dynamique institutionnelle sont cependant restées méconnues.

La problématique qualité de l’éducation, que l’Etat actuel hisse aujourd’hui au rang des questions  primordiales, est quant à elle demeurée au second plan. L’école malienne perd de sa valeur aux yeux des populations dès le moment où la scolarisation ne garantit plus un emploi.

L’école est décrédibilisée par son incapacité à dispenser un enseignement de qualité permettant aux élèves d’entrer dans l’enceinte réservée et sacrée du pouvoir d’Etat.

Abou Ouattara

Stagiaire

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