Examen du B T : Entre grève, échauffourées, boycott et désobéissance civile

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Les épreuves du brevet des techniciens ont démarré hier  lundi 9 août 2021 dans un climat tendu et plein d’inquiétudes. Les enseignants de la fonction publique qui sont en grève, ont tenté de fermer les établissements d’enseignements publics. Les forces de l’ordre qui assuraient la sécurité des centres ont eu des tiraillements avec ces grévistes qui ont conduit à des échauffourées, des blessures et arrestations d’enseignants.

Pour la non application de l’article 39 et l’échec des négociations entre le gouvernement et les syndicalistes de l’éducation, les enseignants ont tenu une grève de 12 jours qui prendra fin le mardi 24 août 2021. En plus du boycott, les grévistes ont procédé hier à la désobéissance civile conformément à l’article 121 de la constitution d’où la tentative de fermeture des salles d’examen. Cette fermeture se fera jusqu’à nouvel ordre.

Selon le porte-parole des syndicats Almoudou Touré, cette désobéissance civile consiste au déplacement massif des enseignants vers les centres d’examen pour demander aux différents chefs de centre la fermeture des salles. « Nous sommes satisfaits car notre appel a été écouté. Les enseignants du public n’ont pas participé à l’examen. Il y a quelques administrateurs qui sont soumis à l’autorité du ministère. Dans notre lecture, il n’y a pas d’examen. Ce qui se passe c’est une mascarade. Nous syndicats de l’éducation, tout ce qu’on demande aux militants, c’est de ne pas répondre aux provocations », dit M. Touré.

Les enseignants n’ont pas pu fermer l’académie de la rive gauche grâce à l’intervention des forces de l’ordre. « Nous avons au centre lycée Askia Mohamed 506 candidats, 36 surveillants répartis sur 17 salles de classes. Ce matin, les épreuves se sont déroulées dans de bonnes conditions. On n’a pas eu d’incidents à signaler. Les forces de l’ordre étaient présentes donc il n’y a pas eu de dérapages », a indiqué Seyba Idrissa, président du centre Askia Mohamed.

Selon certaines sources, tous les centres d’examen de Bamako rive gauche ont fonctionné sans problème. Au niveau de l’académie de la rive droite, à part Sénou, tous les centres ont aussi composé.

« Nous n’avons notés aucune anomalie. Nous avons parcouru 3 centres, le centre prospère Camara, partout où nous sommes passés les épreuves se déroulent dans le calme. Il n’ya pas d’attroupement et les candidats sont bien concentrés sur les sujets. Les force de l’ordre assurent la sécurité », indique Abou Diarra, conseiller technique au ministère de l’Education nationale.

Pour la sécurité des centres et le bon déroulement des examens, le département de l’Education a collaboré avec les autres départements notamment la Sécurité intérieure, l’Administration territoriale et bien d’autres.

Des échauffourées ont eu lieu entre les enseignants et les forces de l’ordre notamment à Sikasso, Nioro, et à Bamako précisément au lycée Fily Dabo Sissoko.

« Ce sont les forces de l’ordre qui ont commencé à jeter des gaz lacrymogènes sur les enseignants. Ces enseignants ont été évacués vers les centres de santé», a informé Almoudou Touré de la Synergie.

Au centre du Lycée Mambi de l’académie de Kati, les épreuves ont pris du retard à cause du manque d’effectif des surveillants, manque des table-bancs nécessaires et la liste des candidats n’était pas disponible. La plupart des centres d’examen a fonctionné sans problème. Pour la fermeture de l’Académie de Koulikoro, le directeur de l’Académie d’enseignement a calmé les forces de l’ordre en les signalant que « le problème est entre enseignants et qu’ils trouveront ensemble une solution ».

Fatoumata Kané

 

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