Enseignement fondamental au Mali : La DNEF veut sanctionner les écoles privées « indisciplinées »

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La direction nationale de l’Enseignement fondamental du Mali (DNEF), prévoit de sanctionner les écoles privées qui ne respectent pas les programmes officiels en vigueur au Mali et qui ont introduit des langues étrangères autres que le français dès les premières années au mépris des textes qui régissent le système éducatif malien et qui exécutent des programmes étrangers sans aucune habilitation.

 Dans une lettre adressée aux académies d’Enseignement, la DNEF invite les académies d’Enseignement à lui transmettre la liste des écoles agréées relevant de leur ressort et leurs références au plus tard le 5 décembre 2022. Elle dit constater le non-respect du calendrier officiel établi par le département de tutelle par certains établissements agréés.

Le 29 novembre dernier, le directeur de l’Enseignement fondamental, dans sa lettre publiée par le studio tamani déplore que « de nombreuses écoles privées agréées par le ministère de l’Education nationale évoluent en toute illégalité ». Aussi, ajoute Issoufi Arbert Bédari Touré, « ces écoles n’ont aucun acte juridique soutenant leur action ».

Le directeur note, par ailleurs que certaines de ces écoles « bien qu’elles soient de droit malien ne respectent pas les programmes officiels en vigueur au Mali ». Ainsi, poursuit-il, « certains établissements ont introduit des langues étrangères autre que le français dès les premières années au mépris des textes qui régissent le système éducatif malien », rapporte le studio. Il souligne aussi que ces établissements exécutent des programmes étrangers sans aucune habilitation. Et certains vont même à se donner des dénominations abusives comme « école française » ou école « américaine ». Selon le directeur, cette situation nuit au bon fonctionnement du système.

Cette décision du gouvernement est « salutaire » a indiqué l’association des écoles privées agréées du Mali (AEPAM). Pour ses responsables « l’école n’est pas un domaine comme les autres secteurs d’activité et personne n’a le droit d’introduire quelque chose qui n’est pas acceptée par les textes ».

Boulkassoum Touré, secrétaire général de l’association des écoles privées « l’école est un domaine de souveraineté. Ceux qui sont en train de travailler comme ça ne sont pas du métier… ».

A.S.

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