Éditorial : insuffisance d’ouvrage d’assainissement au Mali

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Au rythme actuel de l’accroissement de la population malienne, il y a certaines infrastructures que nous avons l’impérieuse nécessité d’en disposer pour ne pas se retrouver dans  un état de dégradation  de notre cadre de vie. Il s’agit des ouvrages d’assainissement. Absence de dépôt de transit fonctionnel et conformes aux normes requises ; absence de décharges finales opérationnelles répondant aux normes ; absence de station de traitement de boues de vidange etc…Voilà des dispositifs qu’une cité doit avoir pour gérer au mieux la problématique de assainissement. Nous ne sommes qu’à 32% du taux d’assainissement et nous avons des engagements vis  à vis  des OMD et de l’initiative SWA que nous devrions honorer. Si la décharge de Noumoubougou n’est pas encore opérationnelle, nous attendons toujours la réalisation effective d’une station de traitement des boues de vidange .L’ONG JOIN FOR WATER PROTOS aurait pu en faire, si elle n’avait pas rencontré des difficultés de mobilisation des fonds quelque peu indépendantes de sa volonté, qui demeure adente malgré tout. La vidange ,on le sait toujour, est assurée par les vidangeurs manuels, les ONG ; GIE. La situation des boues de vidange qui a fait  des tôlées à Bamako continue d’être un casse-tête chinois pour les populations et les vidangeurs très préoccupés, car elle constitue un danger pour la santé publique. Depuis plusieurs années les vidangeurs du Mali, notamment ceux de Bamako sont confrontés à un problème majeur du  à l’urbanisation de la ville de Bamako et sa démographie galopante. Deux aspects du problème que le gouvernement feigne d’ignorer vu qu’aucun lieu ,à  ce jour, n’a encore été matérialisé pour accueillir les excréments produits, par les populations de Bamako .Conséquence ,ces pauvres vidangeurs se trouvent confronter à une opposition farouche des populations installées dans des rares lieux autorisés par les pouvoirs publics, pour déverser le contenu des camions spiros ,sans compter les tracasseries policières dont ils sont soumises. Nous attendons toujours la mise en service de la station de traitement de satinèbougou et celle de Samanko ll qui avait pourtant fonctionné avant de s’arrêter un an plus tard. Un véritable challenge qui ne se trouve, en rien, au-dessus de nos moyens .Il nous faut au préalable  l’adoption d’une volonté politique afin de trouver définitivement  une solution aux différentes préoccupations car tous les acteurs engagés  dans le processus sont conscients des enjeux. L’accent doit être mis sur la transformation .Que les déchets soient liquides ou solides, la transformation pourra leur permettre d’être mise en valeur et les rengager dans le circuit  d’usage. Il le faut et à tout prix.

 Baba Diarra

 Vert Infos

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