Édito : La montée en puissance des FAMa est-elle irréversible ?

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Novembre 2017, dans le désert malien, soldats des Forces armées maliennes (FAMA). CRÉDITS : AFP

Pour sécuriser le pays, envahi depuis 2012 pour les rebelles touaregs et les terroristes le Président IBK dit avoir engagé une loi de programmation militaire sur cinq ans de 2016 à 2020 de plus de 1 500 milliards F CFA. Cette loi devrait permettre de doter notre armée d’équipements performants et suffisants pour ramener la paix sur le territoire national. Chaque année, des dizaines de centaines de millions devraient être engagées pour améliorer les conditions des FAMA. C’est vrai que pendant les festivités du 22 Septembre 2018, nous avons vu du matériel roulant bien peint mais dont la qualité et l’efficacité nous laissent malheureusement dans le doute. L’insécurité ne va pas décroissante dans la bande sahélienne, de Nara en passant par Banamba, Nampala, le Farimaké, le Macina, le Pays dogon, la frontière du Burkina, Douentza et les régions de Gao et Kidal.

Le paradoxe est que lors de chaque cérémonie officielle, IBK vante les nouvelles acquisitions par son régime. Le constat est que malheureusement, ces nouvelles acquisitions semblent ne pas avoir d’impact sur le niveau de sécurité sur l’ensemble du territoire. Un autre constat encore plus grave, est que ce sont les tchadiens qui se font tuer à chaque fois en défendant le Mali. De 2013 à maintenant, plus d’une soixantaine de soldats tchadiens ont perdu leur vie pour la défense du territoire national. Leur bravoure et leur engagement sont sans limite et sans arrière-pensée. Les troupes tchadiennes sont commandées par des généraux dont un des fils du Président Idriss Deby. Ces soldats acquièrent leurs galons d’officiers supérieurs sur le terrain. Contrairement à cela, nos officiers sont promus à chaque fête à des grades de généraux dans le bureau sous les climatiseurs. Cette pratique est devenue chose courante au Mali depuis du temps du Président Alpha, et la pratique a continué sous ATT et IBK. A chaque conseil de ministre, on entend que tel colonel ou général est nommé Conseiller militaire dans un département, ou Ambassadeur dans un pays ami. Le régime oublie qu’aucune autre force militaire ne peut rester définitivement sur notre sol pour assurer notre défense. Seules nos forces armées peuvent le faire si elles sont mises dans les meilleures conditions de travail.

Le renouveau de notre armée passe par là. Le jeune chef d’Etat-Major général des armées et l’Inspecteur en Chef ont-ils oublié de balayer devant leurs portes et de remettre en cause l’affectation des officiers à des postes administratifs civils ? C’est le prix à payer pour reconquérir notre indépendance.

 La Rédaction

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