Etat de la concurrence au Mali : Les acteurs en conclave pour valider le document

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Organisé par la direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, les différents acteurs se sont réunis ce jeudi 1er décembre pour valider le rapport de l’état de la concurrence au Mali. C’était sous la présidence de Mahmoud Ould Mohamed, ministre de l’Industrie et du Commerce. 

«Le rapport a été élaboré par un comité technique mis en place par le ministre de l’Industrie et du Commerce. Il s’inscrit dans le cadre de la coopération entre le Mali et la commission de l’Uemoa. Conformément à la directive de l’Uemoa, qui fait obligation aux Etats membres de produire un rapport annuel dans le cadre de la mise en œuvre des règles de la concurrence au niveau communautaire. Les pratiques anticoncurrentielles sont exclusivement constatées et réprimées par la commission de l’Uemoa. Les équipes d’enquête sont constituées au niveau national, qui participent à ces missions en rapport avec la commission de l’Uemoa. Toutes les activités de sensibilisation, de formation menées, ou la participation du Mali aux enquêtes de concurrence au niveau communautaire, sont retracées dans ce rapport. Il sera présenté à l’ensemble des parties prenantes pour sa validation», a expliqué Bougadary Doumbia, directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence.

Selon Doumbia, l’objectif est d’assainir le marché. Donc, mettre tous les opérateurs sur le même pied d’égalité. À ses dires, au Mali le commerce est libre, nonobstant quelques secteurs qui sont restés étatiques, telles que les entreprises comme EDM-SA, les télécommunications, la Sonatam-SA. Aux dires du directeur de la Dgcc, les pratiques anticoncurrentielles sont constatées par saisine directe de la commission de l’Uemoa ou de la Cedeao, ou à travers les plaintes déposées au niveau de sa direction. «Un marché concurrentiel permet de diversifier les sources d’approvisionnement du pays sans un traitement spécifique aux seules entreprises nationales», a-t-il dit.

Mahmoud Ould Mohamed, à l’entame de ses propos, a félicité et remercié l’équipe technique chargée de l’élaboration dudit rapport. Il s’agit en l’occurrence  de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence ; de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication et des postes ; de l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public ; de la Commission de régulation de l’électricité et de l’eau ; et de la Haute autorité de la communication.

A en croire le ministre, le présent projet de rapport soumis à la validation traite : la réforme en matière de concurrence ; les résultats des enquêtes réalisées en matière de lutte contre les pratiques anticoncurrentielles ; la coopération entre la structure nationale de concurrence et les autres institutions au plan national, sous-régional et multilatéral.

Par ailleurs, il a rappelé que dans le cadre des réformes économiques, le Gouvernement du Mali  s’est engagé depuis les années 1980 dans un processus de libéralisation qui a concerné, entre autres, les secteurs de production et du commerce.  Et cette libéralisation, dit-il, s’est traduite par des privatisations d’entreprises étatiques, le retrait évolutif de l’Etat de l’activité économique et le renforcement du rôle de l’Administration dans la régulation et l’arbitrage dans le domaine de la concurrence. Pour lui, ceci visait à diversifier les sources d’approvisionnement du pays et à rendre le marché transparent et propice à l’innovation et au développement.

«Mon département, à travers la Dgcc, joue pleinement son rôle en matière de régulation de la concurrence. En ce domaine, ses efforts se traduisent par la coopération avec les commissions de la Cedeao et de l’Uemoa qui gardent l’exclusivité en matière de constatation des infractions et de répression des pratiques anticoncurrentielles», a-t-il indiqué.

Moussa Sékou Diaby

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