Dr Nango Dembélé, ministre de l’Agriculture : « Une agriculture irriguée, performante et durable est possible au Sahel »

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Le ministre de l’Agriculture, Dr Nango Dembélé, non moins coordinateur du Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) et le Secrétaire Exécutif dudit comité, Dr DjiméAdoum ont signé, le 14 août dernier, le préambule du document dénommé « Cadre Stratégique pour l’Eau Agricole au Sahel ».La cérémonie de signature dudit document s’est déroulée dans la salle de conférences du Ministère de l’Agriculture en présence du représentant de la Banque Mondiale, M. Michel Rogy.

Le ministre de l’Agriculture, coordinateur du CILSS, Dr Nango Dembélé, a saisi l’occasion pour lancer un appel à tous les partenaires à se mobiliser et à accompagner les pays membres du CILSS pour la croissance et la résilience dans la région sahélienne en améliorant la compétitivité de l’agriculture irriguée.

« L’initiative pour l’irrigation au Sahel lancée en 2013 à Dakar, découle d’une vision où la faim ne devra plus être une fatalité puisqu’une agriculture irriguée, performante et durable est possible au Sahel. La maitrise d’eau est donc capitale. Il va de la survie du Sahel », a indiqué le ministre de l’Agriculture. Selon qui, ce document qui vient d’être paraphé établit une vision des Etats pour faire en sorte que tout développement hydro-agricole soit basé sur des politiques et des stratégies sectorielles appropriées, intégrées dans une filière et fondées sur une utilisation rationnelle des ressources disponibles.

« L’objectif de l’initiative est de porter les superficies avec maitrise de l’eau agricole à 1 million d’hectares dans six pays du Sahel. Le Mali s’est engagé à assurer l’aménagement d’au moins la moitié des superficies. C’est pourquoi, l’Agence d’Aménagement des Terres et des Fournitures de l’Eau d’Irrigation (ATI) a été créée en 2015 », souligne le ministre, coordinateur du CILSS. Qui a conclu que la rareté des ressources de second ordre constitue le vrai problème de la région pour la valorisation de  son potentiel hydrique.

Adama DAO

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1 commentaire

  1. Dans le Cercle de Bafoulabé ( nous les Khassonké disons ” Baflabain ” ), où je suis originaire, j’ai constaté qu’il y a beaucoup de rivières. En Hivernage, l’eau de ces rivières est abondante pendant les pluies, au point d’entraver les déplacements des populations. Mais à peine quelques jours seulement, quelques heures dans certains cas, après les pluies, ces rivières sont à sec. Est-ce qu’on ne pourrait y faire des minis barrages ou des écluses sur ces rivières de manière à y retenir l’eau, sinon toute l’année ou du moins une bonne partie de l’année… ?
    Les Cultivateurs pourraient ainsi ne plus se contenter que d’une récolte par an… ?

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