Rapatriés de Côte d’Ivoire :Un flux ininterrompu via Kadiolo

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Selon plusieurs recoupements sur le terrain, plus de 65 000 personnes, tous sexes confondus, attendent d’être rapatriées vers le Mali.

Depuis les affrontements entre les belligérants de Côte d’Ivoire, des milliers de personnes franchissent la frontière ces derniers jours pour trouver refuge au Mali en passant par le cercle de Kadiolo.
Du 18 au 31 mars, la ville de Zégoua dans le cercle de Kadiolo a enregistré le passage de 16 914 personnes déplacées de la Côte d’Ivoire dont plus de 700 enfants.

Parmi ces personnes, on compte des Maliens, des Sénégalais, des Guinéens, des Mauritaniens, des Ivoiriens, des Burkinabés, des Nigériens, des Ghanéens, des Gambiens, des Togolais, des Camerounais, des Centrafricains, des Libériens et des Bissau Guinéens.

Une opération secours aux personnes déplacées de la Côte d’Ivoire au Mali s’avère nécessaire. C’est pourquoi, le directeur général de la protection civile, le colonel Mamadou Traoré, des responsables de l’UNICEF et du HCR se sont rendus tour à tour dans le cercle de Kadiolo.
A l’instar des responsables du HCR, de l’UNICEF et autres partenaires, le colonel Mamadou Traoré s’est entretenu avec les membres du comité local de crise de Kadiolo et évalué le dispositif d’accueil et de transit mis en place à Zégoua, Loulouni, et dans d’autres zones d’accueil du cercle de Sikasso.
Cette visite de terrain du colonel Traoré a permis d’évaluer le processus de rapatriement et de séjour des personnes déplacées vers les camps de réfugiés ou vers d’autres localités.

Kidal
L’équation de l’Insécurité

La salle de conférence de l’Assemblée régionale de Kidal a abrité il y a quelques jours, une conférence-débat consacrée aux questions de sécurité.
La rencontre était présidée par le gouverneur de la Région, Yaya Dolo. Celui-ci avait ses côtés le président de l’Assemblée régionale, Abdou Salam Ag Assalat, le maire de la commune urbaine de Kidal, Arbakane Ag Abzayack, et le commandant Abdoulaye Macalou, chef de mission au Programme de gouvernance partagée de la sécurité et de la paix (PGPSP).

L’objectif du programme, a expliqué le commandant Macalou, est de contribuer à la création d’un climat de sécurité, de paix et de stabilité pour favoriser le développement. C’est l’ancien ministre Zéini Moulaye qui en est le coordinateur. La conférence était animée par Issoiden Ag Sarid et Rhissa Ag Ratbou. Les deux personnalités ont relevé que la Région de Kidal a été, ces dernières décennies, au centre de toutes les crises sécuritaires. Elle a connu la rébellion, l’insécurité généralisée, mais aussi des périodes de calme total. Récemment, elle a été déclarée zone dangereuse par les Nations unies et les pays européens ont interdit à leurs ressortissants de s’y rendre.

C’est à cause de la même insécurité que certains agents de l’Etat ne veulent plus y venir et ceux qui se trouvent déjà dans la ville de Kidal ne veulent pas rejoindre leurs postes à l’intérieur de la région.
Selon Rhissa Ag Ratbou, l’Assemblée régionale a inscrit l’insécurité résiduelle en tête de onze problèmes fondamentaux. « C’est vrai, la région de Kidal connaît encore de façon périodique une forme d’insécurité résiduelle. Il y a des morts d’hommes, des enlèvements de véhicules, des vols d’animaux et d’autres biens », a-t-il admis.
Pour Issoiden Ag Sarid « le principal tort de la région de Kidal, est de se trouver, plus que les autres, au cœur de la zone sahélo-saharienne, théâtre de tous affrontements, entres des intérêts divergents et contradictoires ».
« Les élus (conseillers locaux, conseillers nationaux, députés) doivent définitivement choisir leur camps : celui des populations laborieuses contre les délinquants. Quelles sont les actions qu’ils peuvent entreprendre pour limiter les dégâts ? Sont-ils conscients des effets de la mauvaise gouvernance sur tout le reste ? », s’est interrogé le conférencier.

Ouverture de la session d’avril de l’Assemblée nationale
Dans un contexte d’agenda très chargé
La session ordinaire d’avril de l’Assemblée nationale s’est ouverte le 4 avril dernier. La cérémonie d’ouverture a eu lieu en fin d’après-midi dans la salle Modibo Keïta. Cette rentrée parlementaire intervient alors que l’actualité est dominée par la nomination d’un nouveau Premier ministre et l’attente de la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale.
La cérémonie d’ouverture était présidée par le président de l’Assemblée nationale, de l’honoralbe Dioncounda Traore. C’était en présence du tout nouveau Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, de chefs d’institutions de la République et de nombreuses autres personnalités.
Dans son allocution d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale a d’abord salué la nomination de Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé « un haut cadre s’il en est, dont les qualités personnelles sont reconnues au Mali et au-delà de nos frontières », au poste de Premier ministre.
Le président de l’Assemblée s’est ensuite félicité de ces moments de retrouvailles qui sont un rappel de la mission principale des élus, c’est-à-dire, le vote des lois.
Il a indiqué qu’au total 59 textes sont déjà sur le bureau de l’Assemblée avant de faire un survol de la vie nationale, continentale et internationale.

Rassemblées par
Boubacar Sankaré

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