Commune urbaine de Goundam : Le marché d’adduction d’eau divise

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Le marché d’adduction d’eau de Goudam divise les ressortissants de cette localité. D’une part le maire de Goudam, Mme Seck Oumou Sall et certains membres conseillers élus, et d’autre part les membres de l’antenne locale de l’Association des consommateurs du Mali (Ascoma), des membres du conseil communal (9 membres sur 17).

Le conflit a pris naissance quand le maire de Goundam, Mme Seck Oumou Sall, a annulé en juin 2010 le marché d’adduction d’eau qui avait été attribué à un Groupement d’intérêt économique de Goundam du nom de ‘’Gie Echos du nord’’. Comme toute explication, le maire de Goundam a justifié cette annulation pour ‘’des raisons de procédure’’, a dit Housseye Sidi, membre du Conseil national de la jeunesse du Mali. Le conseil communal également n’était pas informé de la passation du marché et 9 membres sur 17 se seraient désolidarisés, indique –t-il. Parce que de son côté, le maire a décidé aussi, sans consultation des différentes parties, d’attribuer le marché à l’entreprise ‘’Tilgaz-Mali’’.

Suite à cette attribution de la gestion de l’adduction d’eau potable de Goundam à l’Entreprise Tilgaz-Mali, une marche pacifique programmée en signe de protestation a été interdite par le maire de la Commune urbaine de Goundam. C’est ainsi qu’un comité de crise a été mis en place le 8 avril 2011 au siège de l’antenne locale de l’Association des Consommateurs du Mali (Ascoma), au cours d’une réunion extraordinaire dont l’ordre du jour était « la suite à donner à la non autorisation de la marche pacifique prévue le 10 avril 2011 ».

Cette réunion a regroupé les représentants de l’Ascoma, du Conseil local de jeunesse de Goundam, des retraités et personnes âgées, de la Cafo, des Ong et Projets, des radios libres de Goundam. Parmi les objectifs de ce comité de crise constitué de toutes les forces vives citées figurent « le retour obligatoire de la gestion de l’adduction d’eau de Goundam, aux Goundamiens, comme dans tous les systèmes de gestion d’eau potable ; une clarification des conditions de cession du marché, mais aussi la baisse du tarif du m3 d’eau à 200 Fcfa/m3 au lieu de 375 Fcfa ». En plus, une pétition a été ouverte, et elle est signée aujourd’hui par des centaines de personnes de toutes les couches socioprofessionnelles. Le bureau de l’Ascoma qui s’est joint le comité de crise demande aujourd’hui l’annulation pure et simple du marché conclu entre le conseil communal et l’entreprise Tilgaz-Mali.

B. Daou

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