Les femmes et les enfants d’abord

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Depuis que notre pays connait la violence du terrorisme, les grands oubliés de cette guerre sont les victimes civiles.

A Gossi récemment, une petite fille de 4 ans, innocente et sans défense a été touchée par l’attentat contre les militaires, selon www.malijet.com (lutte contre le terrorisme : Une attaque complexe contre les positions FAMa et Barkhane à Gossi du 25 juillet). Les larmes me viennent aux yeux en évoquant ce drame…

Les terroristes frappent aveuglément pour satisfaire leur désir de haine et de destruction. Dans leur folie meurtrière, ils entrainent des milliers d’innocents qui n’ont rien demandé. En février 2020, l’ONG Human Rights Watch a publié un rapport édifiant, qu’il faut prendre le temps de lire (je l’ai fait pour vous, qui me faites l’honneur indicible de me lire).

Dans ce document officiel, en français et en anglais, on dénombre en 2019 ; des milliers de morts et de blessés civils et plus de 50 villages et hameaux détruits ou saccagés. Attaques, attentats, viols, enlèvements, rapine, racket, trafics en tous genres… affectent les populations locales du centre du Mali.

« Dans tous les cas les civils étaient les principales cibles des attaques, dont plusieurs semblaient avoir été soigneusement planifiés et organisées », nous dit ce rapport officiel dont les recommandations ont été transmises au gouvernement du Mali, à l’Union Africaine, à la cour pénale internationale et aux partenaires internationaux du Mali (www.hrw.org.fr).Les populations rurales, pauvres et isolées sont en fait les premières cibles des milices armées et des groupes islamistes terroristes.

Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas être complices de ces massacres en fermant les yeux. Il faut dénoncer avec force ces méthodes de barbares.

A Gossi, c’est notre fille, c’est notre enfant, c’est notre petit qui a été touché.

 

Aïcha Sangaré

Twitter : @aichasangare13

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