IBK en deux pages : De la campagne à nos jours.

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Mahamadou Konaté
Mahamadou Konaté

Voilà pourquoi, à Dakar, à la veille des présidentielles dernières, nous avions fait le choix d’IBK : Des milliers de papiers enveloppés de ce qui suit :

 

Quatre raisons pour voter IBK :

  • Son nationalisme: Face à la crise sécuritaire qui frappe notre pays, il se dit «intransigeant» sur l’exercice de la souveraineté nationale sur l’ensemble de notre territoire.

 

  • Son intégrité morale : Dans un système de corruption généralisé où de nombreux hauts fonctionnaires ont été trempés dans des scandales financiers , notre homme, ancien ministre des affaires étrangères et ancien premier ministre, est respecté de tous pour sa rigueur et son honnêteté dans la gestion des deniers publics.

 

  • Ses compétences académiques et professionnelles : Dans le monde de l’excellence académique, le prestige de l’université de la Sorbonne accompagne tous ses lauréats dont notre candidat IBK, qui y obtient un DEA en politique internationale en 1978. Sur le plan professionnel, il suffit de mentionner qu’il fut invité en 1994 pour assumer la fonction de premier ministre dans un moment de crise politico-économique où deux de ses prédécesseurs avaient déjà démissionné. Son plus grand legs pour nous est d’avoir commencé à remettre l’école dans la bonne voie.

 

  • Son programme politique : Il s’engage à refonder l’Etat en renforçant l’indépendance et l’autorité des pouvoirs publics, à développer les infrastructures et les suprastructures universitaires notamment la formation qualitative des enseignants et des étudiants. Pour se faire, il reconnaît qu’il faut réguler le syndicalisme estudiantin dans les écoles, de sorte que la formation n’en pâtisse pas.

 

Pour lui l’engagement est une dette dont il faut scrupuleusement s’acquitter.

IBK, notre kankélétigui !!!

 

Et voilà pourquoi, à Bamako, à la veille de son mi-parcours de mandat présidentiel, nous lui disons ce qui suit :

 

  • Déçu ! Kidal est toujours occupé. Les groupes d’auto-défense sont vilipendés. L’insécurité hante nos quartiers. La souveraineté nationale, une coquille toujours vide malgré votre présidence. Votre nationalisme nous a-t-il servi ? Il est temps de lui donner un sens. Pas par les mots, de grâce, mais par les actes. Redonnez-nous l’espoir d’espérer!

 

  • Déçu ! Les scandales à répétition, depuis l’avion présidentiel que vous n’avez jamais eu assez de hauteur pour réparer les dégâts et amoindrir les dépenses de prestige en ces temps de vache maigre, aux engrais frelatés et aux centaines de milliards de nos francs gaspillés, ont finis par avoir raison de la confiance que nous avions mis en vous. Les vrais responsables n’ont jamais été identifiés et sanctionnés. Il n’y a qu’une seule suite logique à cela, connue de tous … Prouvez-nous le contraire, donnez un sens à votre serment d’intégrité morale, en mettant fin à l’impunité.

 

  • Déçu ! Ce n’est ni l’école ni les diplômes qui assurent la qualité intellectuelle chez l’homme. L’homme, que vous aimez tant citer, mais que vous semblez ignorer, forge cette qualité dans le labeur quotidien, dans la signification et dans l’accomplissement. De grâce, dans un langage clair et accessible à la multitude, il s’adresse officiellement et engage l’Etat. Si vous ne revoyez pas la forme et le fond de vos actes, à quoi bon pour le Mali d’avoir été dans la plus brillante université du monde ? Prière !

 

  • Déçu ! L’Etat est toujours à genou. Les Universités n’existent que par leurs noms. L’environnement de travail n’est ni adapté ni sécurisé. Les enseignants et les étudiants sont à la merci des plus véreux d’entre eux. L’excellence n’est ni promue ni encouragée. Quel avenir veut-on construire avec une pépinière si mal-en-point ? Qu’il vous plaise, de faire de ce milieu le centre de votre attention le reste de votre quinquennat. Si vous réussissez ce pari, les dividendes vaudront au pays la rançon de toutes vos fautes précédentes.

 

Ne soyez ni Machiavel ni Monstesquieu, mais soyez le premier des maliens pour nous, votre fils, votre petits fils, votre arrière petit fils ! C’est ma prière.

 

 

Mahamadou KONATE

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