Biennale Sikasso 2010 : Qui sont les membres du jury ?

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 Youssouf Doumbia : Journaliste culturel à l’Essor depuis 1995, Youssouf Doumbia est titulaire d’une licence en journalisme de l’Institut universitaire de Haggen en Belgique, obtenu en 2005.

 Ancien pensionnaire de l’Institut national des arts du Mali (INA), où il a obtenu en 1993, le diplôme d’animation socioculturelle, Youssouf Doumbia a eu le privilège de participer à plusieurs stages et séminaires de formation professionnelle. En 1995, il a participé au séminaire sur la critique des arts de la scène à Abidjan en Côte d’Ivoire. En 1996, il a participé à l’atelier sur l’écriture de scénario cinématographique à Bamako. En 2001, il était à l’atelier de formation sur la lecture de la danse contemporaine, à Antananarivo (Madagascar). En 2006, Youssouf Doumbia a participé à l’atelier sur “Communication et patrimoine culturel immobilier» d’Africa 2009, à Nouakchott en Mauritanie. Dans le cadre de l’exercice de sa profession et pour le compte de l’Essor, il  a participé à la couverture médiatique de plusieurs manifestations culturelles au Mali, en Afrique et ailleurs dans le monde.

Racine Dia : Depuis 2006, Racine Dia est Président du GIE « Centre de Recherche et de Création Artistiques ». Mais, de 1998 à 2003, il fut directeur général de l’Institut national des arts. Professeur d’arts dramatiques, en 1978, il fut le Directeur artistique du ballet national du Mali et directeur artistique de la compagnie du théâtre national ou groupe dramatique du théâtre national. Mais, auparavant, de 1972 à 1978, il fut comédien et régisseur général de la compagnie du théâtre national. Pensionnaire de l’Institut national des arts (INA) de 1968 à 1972, Racine Dia obtint en 1978 un DEA en théâtrologie dramaturgie à l’Institut supérieur des Arts (ISA) de la Havane à Cuba.

Mbaye Boubacar Diarra : Actuellement directeur général de MBD Production, Mbaye Boubacar Diarra est le gérant de l’espace culturel « Le Café des Arts », situé au Palais de la culture de Bamako. Président de l’association des éditeurs et producteurs discographiques du Mali, il est aujourd’hui admis à faire valoir ses droits à la retraite. Réalisateur et Producteur, Mbaye Boubacar Diarra fut concepteur et réalisateur de l’émission « Top Etoiles », dédiée à la promotion de la musique malienne sur les antennes de l’office de radio et télévision du Mali (ORTM). Dans l’exercice de sa profession, il eu le bonheur et la lourde responsabilité de réaliser le face-à-face entre Alpha Oumar Konaré et Tiéoulé Mamadou Konaté, alors candidats à l’élection Présidentielle. Il a aussi été l’agent de production pour le compte de la Fondation Partage des différentes éditions du « Tabalé ». Concepteur de l’émission « Rythme d’Afrique » sur l’ORTM, Mbaye Boubacar Diarra est actuellement le réalisateur et le concepteur de l’émission « Africa Show » sur Africable. Producteur discographique, il a eu le privilège de produire des talents comme : Baba Salah, Coumba Sira Koïta, Doussou Bagayoko, Sata Kouyaté, Binké Traoré, Moriba Diabaté, Mangala Camara, etc. Avant d’entamer sa carrière, il faut rappeler que Mbaye Boubacar Diarra a été pensionnaire de l’Institut national de l’Audiovisuel de Bry-sur-Marne à Paris et du CIFAP pour ce qui concerne sa formation de directeur de Production.

Gaoussou Diawara : Gaoussou Diawara est né à Ouélessébougou, au sud de Bamako. Il a fait ses études primaires et secondaires au Mali avant d’obtenir en URSS un doctorat PHD, spécialité Art Dramatique. Il est auteur de plusieurs œuvres primées, créées pour la scène ou étudiées dans les programmes scolaires et universitaires au Mali. Il est chevalier de l’Ordre national du Mérite de France, chevalier de l’Ordre national du Mérite du Mali, prix UNESCO de poésie, prix RFI au concours théâtral interafricain.

Diarrah Sanogo : Plus connue sous le nom de Bougouniéré, Diarrah Sanogo est une comédienne malienne. Après ses études primaires à Kafana, elle arrive à Sikasso en 1973 pour les études fondamentales. En 1978, après avoir obtenu le diplôme d’études fondamentales, Diarrah Sanogo va devoir attendre 1981 pour rentrer à l’Institut National des Arts de Bamako. En 1985, avec son diplôme de technicienne des Arts et de la culture en poche, le talent aidant, elle allait devenir la grande révélation de la comédie malienne. Cheick Oumar Sissoko, célèbre réalisateur, en 1985, va lui donner l’opportunité de montrer son talent en la faisant jouer le rôle de la principale actrice dans son film « Nyamaton ». Mais, il a fallu attendre 1986 pour que le public malien fasse la connaissance de cette comédienne talentueuse à travers la pièce « Bougouniéré ». En 1989, feu Adama Drabo va lui faire appel pour jouer dans son film « Ta Dona » et la même année Cheick Oumar Sissoko va recourir à son talent pour lui confier le rôle d’actrice principale dans son film « Finzan ». Les Maliens ont eu l’opportunité de la voir dernièrement dans un film en 1991, lorsqu’elle a été actrice dans le film de Yanouch Morov Sky, intitulé la « Danse du singe ». Mais, la même année, elle surprendra tous ses fans en déployant un autre pan de son riche talent artistique. A travers l’album « Djougouya », Diarrah Sanogo va démontrer qu’elle a du talent à revendre dans le domaine de la musique. Elle va rééditer cet exploit en 2004, avec l’album « Kamè ». C’est aussi pendant la même année qu’elle va intégrer la faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash) pour se voir décerner en 2008, au bout de 4 années d’études, la maîtrise en mise scène, avec un mémoire sur la mise en scène « D’Œdipe-Roi de Sophocle ». Entre temps, de 1998 à 1999, elle  participe à l’aventure d’ « Antigone », une mise en scène de Sotigui Kouyaté. De 2000 à 2003, elle va tourner avec la pièce « le retour de Bougouniéré » au Mali, au Bénin, en France, au Luxembourg et à Liège. Ces fans vont la retrouver, en 2005, dans la pièce « Bougouniéré invite à dîner ». Son nom est gravé sur un certain nombre de festivals de théâtre : Atelier Théâtre du Burkina (ATB), Festival International de théâtre de Marionnettes de Ouagadougou (FITMO), Festival international de Théâtre du Bénin (FITEB), Festival Racine du Bénin, Festival de Blayes à Bordeaux. Son talent a été salué l’année dernière à Porto Novo par le titre de meilleure comédienne d’Afrique des grands prix Afrique du théâtre francophone.

Oumar  KANOUTE : Est Professeur d’Enseignement Supérieur de Classe Exceptionnelle, 3é Echelon. Né le 7 Octobre 1950 à Thiès (République du Sénégal), il est titulaire d’un Doctorat de Spécialité en Littérature comparée du Centre Pédagogique Supérieur, sous la direction du professeur Jacques Chevrier,  de l’Université de Paris III Sorbonne nouvelle. Il enseigne à l’Ecole normale supérieure puis à l’Université de Bamako depuis 1975. Il est chef du DER de Lettres et de Théâtrologie de la FLASH (Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences humaines) jusqu’en 2002, date à laquelle il a été élu député, vice-président de l’Assemblée nationale et Chargé de mission Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Auparavant il a été membre de la Commission Spéciale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite et Secrétaire Général de l’Union Nationale des Jeunes du Mali (UNJM).

Le professeur Kanouté a été membre du jury des Grands Prix Littéraires du Mali (1978-1980) et membre du Comité scientifique et du Comité de rédaction de la Revue : Recherches africaines, Annales de la FLASH, Université de Bamako. Il est l’auteur d’une monographie : Le théâtre malien de 1916 à 1976, (Bamako, Edis, 2007) et de plusieurs communications, entre autres : Le théâtre historique (in Notre Librairie, numéro spécial Littérature malienne, 1984) ; La part de la tradition dans le théâtre de Massa Makan Diabaté, (Mémorial 1998) ; Place et représentation de la justice dans le théâtre africain contemporain (Actes de la XVIIIé Biennale de la Langue française, Paris, 2000) ; Senghor, la parenthèse politique (Colloque : Léopold Sédar Senghor : La pensée et l’action politique, Paris, Assemblée nationale, 2006) ; Identité et mondialité : la réception bambara de La tragédie du roi Christophe (Cahiers Mande Bukari, 2010). Il a écrit un recueil de poésie : Les déchireurs de sang (Alger, MPJ, 1987) et plusieurs pièces de théâtre dont La peau du fauve ; Délire et délivrance, rituel de guérison ; Le Cercle de la peur, 1er  prix de la Biennale artistique et culturelle des jeunes du Mali en 1986. Oumar Kanouté est aujourd’hui, expert permanent et rapporteur du Comité d’Appui aux Réformes Institutionnelles (CARI).

Pr Mamadou Bani Diallo ; Membre du jury de la biennale 2008, Pr. Mamadou Bani Diallo est conseiller technique au Ministère de la culture. Maître de conférence à l’Université de Bamako, précisément à la faculté des langues, arts et sciences humaines, M. Diallo est critique littéraire. Il est auteur de plusieurs publications sur la littérature africaine et a participé à plusieurs sessions de l’Unesco à Paris.

Mme Dramé Kadiatou Konaré : Directrice-Fondatrice de Cauris Editions, structure  panafricaine née à Paris en 2000 dont la vocation est de servir de passerelle entre l’Afrique et le monde à travers l’écrit, Mme Dramé Kadiatou Konaré est éditrice et directrice de collection. Depuis 10 ans, elle définit et met en œuvre des politiques éditoriales pour la promotion du secteur culturel africain en général et malien en particulier à travers la publication de guides touristiques et culturels  comme « le Mali des talents ». Titulaire d’un Master spécialisé en management de l’édition, obtenu en 1996 à l’Ecole supérieure de commerce de Paris, Mme Dramé, de 1997 à 1998, a été assistante d’édition aux classiques africains à Versailles. De 1998 à 2000, elle fut éditrice indépendante travaillant pour Hachette-Edicef, Bayard Presses-planète jeunes, Karthala et Saint-Paul France. En 2003, elle a organisé à Bamako, la Rencontre Afrique-Amérique pour rendre hommage à Aimé Césaire, le poète martiniquais. En 2007, elle a organisé « une saison cubaine » pour célébrer la vie culturelle et artistique de la grande île autour du livre, de la musique et du cinéma. Dans le cadre associatif, elle est, depuis 2007, la Présidente-Fondatrice d’Image au féminin dont la vocation est de former et « d’outiller » les femmes du Mali aux métiers de l’image et de l’audiovisuel.  Le film « Le Mali, un pays au féminin », qui rend hommage au talent des femmes du Mali dans tous les domaines (artistiques, culturels, économiques, politiques…), est une œuvre de la structure que dirige Mme Dramé.

Fily Kondé : Fondatrice de la galerie « Makeda », Fily Kondé est Présidente de l’association culturelle « Koladje ». Biologiste de formation, Fily Kondé est arrivée dans l’art par amour. Passionnée d’art et de culture, elle s’est toujours refusée d’être une simple spectatrice. Et, en 1997, elle allait prouver son engagement pour la chose culturelle, en créant en Côte d’Ivoire « CELAUDIA », une coopérative de jeunes designers. En 2000, ses occupations professionnelles vont la conduire à Ndjamena dans la capitale tchadienne, où elle sera pendant un bon moment la directrice commerciale de CTHIADE Mobil. Mais,  chassez le naturel, il revient au galop. En 2002, elle crée à Bamako, une agence de communication pour l’évènementiel. En 2003, Fily Kondé était à l’origine de la création de la société MAKEDA. C’est dans le cadre de cette structure qu’elle a été sollicitée pour la décoration la salle du sommet Afrique-France au Centre international de conférence de Bamako. En 2008, Fily Kondé installe en zone ACI-Bamako, non loin de DFA-Communication, une galerie d’Art qui fait aujourd’hui la fierté du Mali. « Nous nous sommes fixé l’objectif de produire du made in Mali en gardant le savoir faire malien et en respectant une démarche très contemporaine », avait-elle déclaré le jour de l’inauguration de la galerie « Makeda ».

 

Rassemblés par Assane Koné

 

Envoyé Spécial

 

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