Général Alou Boï Diarra, chef d’état-major de l’armée de l’Air : «Grâce à la Lopm l’Armée de l’air a été équipée»

1

Pour faire des journalistes des acteurs clés de la gestion des crises et conflits à travers  une communication de crise maîtrisée, le ministère de la Défense et des Anciens combattants, à travers la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) a organisé  deux journées d’échanges avec les directeurs de publication. L’évènement,  présidé par le colonel-major Madani Dembélé, secrétaire général intérimaire du ministère de la Défense, représentant son ministre, a eu lieu  du 10 au 11 février 2022  à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Beye de Bamako (EMP-ABB).

Développer les enjeux, les problématiques liés à la communication en période de crise ;   renforcer la collaboration entre l’Armée et les médias, et amener les patrons de presse à prendre en compte la sensibilité de l’information militaire et sécuritaire dans le contexte particulier que nous vivons pour  la préservation de la cohésion sociale  étaient, entre autres, objectifs des présentes journées d’échanges. Un projet  financé par le Danemark à travers le Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité (Dcaf).

Pour atteindre les objectifs susmentionnés,  des panélistes de haut niveau, composés des officiers supérieurs de l’Armée  de l’air, de l’Armée de terre, de la Garde nationale, des responsables de la Dirpa et  des sommités de la presse malienne, ainsi que des universitaires ont animé  diverses thématiques.   Il s’agit de : introduction à la notion de la communication institutionnelle des FAMa ; relation entre l’Armée et sa population ; la lutte contre le terrorisme : quel rôle des forces armées maliennes ; améliorer la communication avec la population. Les présents thèmes et sous-thèmes ont été développés par les généraux de brigade Oumar Diarra, Bréhima Diabaté, Félix Diallo, Alou Boï Diarra, Moussa Toumani Koné, Elisée Jean Dao. S’y ajoute des doyens  de la presse, tels que  Gaoussou Drabo, Boubacar Diallo et BandiougouDanté, ainsi que des universitaires dont Dr N’golo Koné et Dr Adama Diabaté.

Pour la circonstance,  le chef d’Etat-major de l’Armée de l’air, le général de brigade Alou Boï Diarra, dans sa présentation de la vision de l’Armée de l’air de demain se montre optimiste. Car, indiquera-t-il,  si dans les années 2012 l’Armée de l’air était composée de 2000 hommes avec des équipements insuffisants, vieillissants et des infrastructures vétustes avec le moral très bas des combattants, elle connait une nette  amélioration. « La loi d’orientation et   de programmation militaire (Lopm) de 2015 à 2019 a eu le mérite d’apporter des équipements.  On dit beaucoup de choses, mais   grâce à la loi d’orientation et de programmation militaire l’Armée de l’air a été équipée », a-t-il déclaré. Aussi, se réjouira-t-il de l’augmentation du nombre de ses hommes à 4100, soutenue par l’acquisition de nombreux équipements  contribuant ainsi à la hausse du moral des troupes. Une occasion pour lui de se réjouir de la qualité d’entrainement de ses éléments.

Face à l’insuffisance des éléments de l’Armée de terre, le général Félix Diallose veut rassurant. Car, explique-t-il,  dans son plan d’action, figure des stratégies des hommes bien gérés et qui vivent mieux, ainsi que le soutien pour les forces par les forces  et la préparation à l’engagement adapté. Pour mener à bien les missions assignées à l’Armée de terre, il table sur 25 000 hommes à l’horizon 2024, contre les 21 000 de 2022.

Dans sa communication, Boubacar Diallo a exhorté les responsables de la presse à tenir en compte de contexte particulier que se trouve le Mali. Aujourd’hui, toutes les corporations sont confrontées au défi de responsabilité, auquel les forces armées et la presse ne pourront échapper. A l’en croire, dans l’Histoire, il n’y a eu aucune victoire militaire sans la presse.D’où l’importance des présentes journées d’échange. Sur ces notes, il invitera les hommes de médias à accompagner la reconstruction de l’armée.

Notons que le ministre Gaoussou Drabo abondera dans le même sens que Boubacar Diallo.

Faut-il le rappeler, lors de l’ouverture du présent atelier, le représentant du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel-major Madani Dembélé, a souligné que l’une des préoccupations de l’institution militaire est la promotion d’une communication suffisante et maitrisée des armées, dans un contexte marqué par des crises et des doutes qui assaillent notre pays depuis des années. L’information est au cœur de notre politique de défense, faisant des journalistes non plus seulement des spectateurs, mais des acteurs clés de la gestion des crises et conflits. La communication de défense est devenue un des éléments essentiels de la stratégie miliaire face à la globalisation des menaces et au caractère des risques. Cela signifie que l’Armée et les médias, dans le contexte de notre pays, doivent entretenir des relations si fortes, étroites que l’une ne peut exister sans l’autre. Il ne peut y avoir une promotion de la sécurité sans un espace public nourri par le travail des journalistes, a ajouté le colonel-major Dembélé.

Quant au directeur de la Dirpa, colonel Souleymane Dembélé, il indiquera  que les questions de défense et de sécurité en ce moment suscitent un intérêt particulier auprès des médias qui sont les relais avec les opinions publiques. Selon lui, les journées d’échanges seront une opportunité permettant de susciter l’intérêt des hommes de médias, afin de favoriser une couverture médiatique positive et augmenter l’estime des opinions publiques nationale et internationale pour les FAMa. Ainsi, la Dirpa s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre l’institution militaire et la presse. Elle privilégie une communication accrue à travers les rencontres périodiques avec les médias sur la situation sécuritaire et les opérations militaires.

Seule une bonne et efficiente communication permettra d’éviter des amalgames et de déjouer les ruses de l’ennemi. Qui mieux pour effectuer cette immense tâche si ce n’est les médias. Et, comment bien faire ce travail sans des échanges avec l’armée pour comprendre ce qui se passe, ce qui est important, vital pour la sécurisation des populations, a déclaré le directeur de l’EMP-ABB, le colonel Souleymane Sangaré.

S’agissant du  chef de bureau du Decaf, M. Alexis Ndayizeye, il  a affirmé que les journées d’échanges du ministère de la Défense et des Anciens combattants est un pas de plus dans les efforts des acteurs du secteur de la sécurité pour la promotion de la gouvernance du secteur de sécurité. Selon lui, l’initiative vise à impulser la perfection et la performance dans la communication institutionnelle sur les thématiques de sécurité dans l’intérêt de la gouvernance du secteur de sécurité. Decaf reste engagé pour appuyer cette dynamique partenariale entre l’institution militaire et les médias autour des missions des Forces de défense et de sécurité.

Oumar KONATE

 

Commentaires via Facebook :

1 commentaire

  1. Bonjour Mr Kounate,

    Si je lis bien l’OPM a permis d’améliorer grandement l’équipement des FAMAS et notamment celui de sa composante aérienne.

    Le général de brigade Alou Boï Diarraal précise ainsi que ” si dans les années 2012 l’Armée de l’air était composée de 2000 hommes avec des équipements insuffisants, vieillissants et des infrastructures vétustes avec le moral très bas des combattants, elle connait une nette amélioration. La loi d’orientation et de programmation militaire (Lopm) de 2015 à 2019 a eu le mérite d’apporter des équipements. On dit beaucoup de choses, mais grâce à la loi d’orientation et de programmation militaire l’Armée de l’air a été équipée . Aussi, le Chef d’état major de l’armée de l’air malienne se réjouit de l’augmentation du nombre de ses hommes à 4100, soutenue par l’acquisition de nombreux équipements contribuant ainsi à la hausse du moral des troupes. Une occasion pour lui de se réjouir de la qualité d’entrainement de ses éléments”

    Mais tout ceci s’est donc fait de 2015 à 2019. C’est donc le fruit des efforts des FAMAS et de ses partenaires occidentaux. C’est clair. Mais ce n’est pas du tout le discours de Choquel Maîga et de son gouvernement qui dit pis que pendre de l’aide des occidentaux qui aurait été inexistante. Alors d’où vient le gros mensonge au peuple malien ?

    On y apprend également que le rapprochement FAMAS-Presse semble être un projet financé par le Danemark à travers le Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité (Dcaf). Je crains que ce financement ne vienne de disparaître.

    Vraiment Ce Choquel est un inconscient et envoie le Mali dans le mur.

Comments are closed.